01/07/2016 : La nuit du Voyage à Nantes

1er Juillet 2016 au Musée Jules Verne
3, rue de l’Hermitage à Nantes
Dialogue de l’artiste plasticien Éric FONTENEAU
avec l’œuvre de Jules VERNE sur le thème de l’imaginaire géographique.

Dans le cadre de la manifestation « Le voyage à Nantes », Panorama met en scène une pluralité graphique en la reliant au parcours muséal et à son contenu. Le visiteur passe naturellement d’un élément à l’autre en découvrant non seulement des techniques de représentation variées (dessins paysagers à la pierre noire, cartes blanches réalisées par piquage à l’aiguille, maquette tridimensionnelle), mais aussi diverses échelles de perception et dispositifs optiques qui interrogent l’idée même d’observation. La scénographie fond et synthétise les œuvres et installations en une proposition artistique centrale, un parcours géographique faisant écho à celui de Jules Verne, dans une mise en perspective du lieu dont elle intègre les éléments architectoniques et le paysage extérieur.

E Fonteneau

Autour de l’exposition

  • Un livret-jeu permettant une découverte ludique en famille est à la disposition du public à l’accueil.
  • En juillet et août : visites à 15 h 00, réservées aux enfants le mercredi.
  • le samedi 17 septembre à 15 h 00, à l’occasion des Journées du patrimoine, Éric Fonteneau vous propose de découvrir l’exposition en sa compagnie.
  • L’ouvrage Éric Fonteneau, Livres, Cartes & Dessins, préfacé par Amin Maalouf (éditions ART 3, 2016) propose une rétrospective du travail de l’artiste sur le thème de l’imaginaire géographique depuis les années 1980.

julesverne.nantesmetropole.fr / ericfonteneau.com

22/06/2016 : Les 6 éléments, exposition au Muséum d’histoire naturelle

LES 6 ÉLÉMENTS
du 22 juin au 19 septembre 2016

PAYSAGES MÉTAMORPHIQUES
du 20 octobre 2016 au 2 janvier 2017

Bernard NEAU et Xavier NOEL (membre de l’Académie littéraire de Bretagne et des Pays de la Loire) ont entrepris une méditation croisée sur les 6 éléments issus des cultures grecque et chinoise : air, eau, feu, terre, bois et métal. Ils ont cherché à surprendre le regard en montrant la dynamique de l’eau pour parler de l’air ou à photographier la pierre pour suggérer le bois. Inspirées par la littérature ou la peinture, leurs images sont des micropaysages qui recèlent une part d’invisible et d’indicible.

Les six éléments

Suite à 13 journées de « résidence », ils ont souhaité étendre, dans le même esprit, leur regard photographique aux objets de collections conservés par le muséum, en donnant naissance aux « Paysages métamorphiques ». Ils ont ainsi transporté dans un espace imaginaire : minéraux, oiseaux empaillés, crustacés…, leurs visions devant poursuivre leur activité métamorphique dans l’œil du spectateur.

La Vénus au fourreau

Le catalogue de l’exposition comprendra une partie des textes qu’ils ont écrits sur les 6 éléments.

14/06/16 : Remise des prix littéraires au Château des Ducs de Bretagne

Mardi 14 juin 2016 à 18h00

Château des Ducs de Bretagne

Nantes

A l’invitation de Madame Johanna ROLLAND, Maire de Nantes et de Noëlle MENARD, Chancelier, l’Académie littéraire de Bretagne et des Pays de la Loire a procédé à la  réception de Jean ROUAUD, nouveau membre d’honneur de l’Académie, et à la remise des Prix littéraires 2016.


Jean ROUAUD

Né le 13 décembre 1952 à Campbon, il a reçu le Prix Goncourt en 1990 pour son premier roman : Les Champs d’honneur.

JEAN ROUAUD

« Marqué par la mort de son père le lendemain du jour de Noël 1963, alors qu’il n’a qu’onze ans, et par la mort de deux autres proches parents au début de 1964, Jean Rouaud ressuscite au fil de ses œuvres une famille décimée, à l’aide de mots simples et de clins d’œil remplis de malice et de tendresse. La mort de sa mère a lieu en 1996, avant qu’elle ait pu lire les lignes qu’il lui consacre dans ses derniers romans.

Eclats de 14

Dans ces récits familiaux, les événements ne sont pas exposés dans l’ordre chronologique ; le récit est en général constitué d’une suite de digressions, sans devenir cependant difficile à suivre. Sur un plan pratique, on peut noter que, dans les trois premiers livres du cycle, Jean Rouaud change les noms et prénoms de plusieurs personnages et de certaines localités : en particulier, il parle de « Random » et non de « Campbon » et n’énonce pas le nom de Rouaud. Ce n’est que dans le quatrième livre, publié après la mort de sa mère, qu’il renonce à ces artifices littéraires. »

Sources : Wikipedia


Grand prix Jules VERNE

Ce prix a été remis à François BELLEC pour Le Testament de Lapérouse, publié chez Jean-Claude Lattès.

AMIRAL BELLEC ET MICHEL GERMAIN

François BELLEC et Michel GERMAIN (Photo X. MENARD)

Le testament de Lapérouse

A propos de ce livre…

À la mi-septembre 1827, un capitaine marchand britannique, Peter Dillon, fut conduit par un habitant de Tikopia dans l’île de Vanikoro, au sud de l’archipel des Salomon. Il y recueillit les preuves du naufrage des frégates de Lapérouse disparues depuis trente-neuf ans. La tradition orale lui rapporta que les survivants avaient construit un petit navire. Ils étaient tous repartis sauf deux hommes. L’un était mort quelques années plus tôt, l’autre venait de quitter l’île emportant leur secret.


François BELLEC imagine la vie du célèbre navigateur sur l’île, abandonné, solitaire, cherchant à s’adapter à la vie sauvage pour survivre et prêt à tout tenter pour se sauver. Le romancier nous raconte l’expédition malheureuse qui fit de Lapérouse un ermite forcé. Il dresse surtout le portrait intime d’un homme admiré, auréolé de gloire, passionné par le savoir et les découvertes de son temps, privé de tout, dépouillé de tout, et seul face à son destin.


L’auteur

Né le 24 novembre 1934 à Brest, François BELLEC entre à l’Ecole Navale en 1954 et suit les cours de l’Ecole des Beaux-Arts. Officier de marine, il conjuguera ses affectations avec la pratique de son art, la peinture.

Son œuvre littéraire est riche d’une vingtaine de livres, de douze films sur l’histoire maritime et d’un nombre important de contributions à des ouvrages sur la navigation, les découvertes et l’exploration du monde. Il est président d’honneur de l’Association des peintres officiels de la marine et ancien-président de l’Académie de marine.

Membre de plusieurs académies savantes, il appartient à la Société des explorateurs et il est administrateur honoraire de l’Institut Océanographique, fondation Albert 1er de Monaco. A la suite de ses affectations sur mer et sur terre, il devient en 1979 le directeur du Musée national de la marine. Outre le réaménagement du musée du palais de Chaillot, il restaure les immeubles et installe les nouveaux musées de Brest, Rochefort, Port-Louis et Toulon. Il est vice-président de la Société de Géographie, fondée en 1821 (doyenne des Sociétés de Géographie au monde) dont Jules Verne fut membre. En 1993, il est élu membre de l’Académie de marine, qu’il préside de 2002 à 2004. En 2004, il est élu président de la Société Nationale des Beaux-Arts.

François BELLEC est un des experts du dossier Lapérouse. Il est allé pour la première fois à Vanikoro en 1970. Il y est retourné deux fois en 2005 et 2008 dans le cadre de deux expéditions archéologiques. Il a pris sa plume d’écrivain de marine pour construire un roman sur une trame attestée par les archéologues et par l’histoire, mêlant intimement le vrai et le possible.

Source : Editions Jean-Claude Lattès


Prix de l’Académie littéraire de Bretagne et des Pays de la Loire

Ce prix a été remis à Olivier BOURDEAUT pour En attendant Bojangles (Finitude).

JEAN ROUAUD ET OLIVIER BOURDEAUT

Jean ROUAUD devisant avec Olivier BOURDEAUT (Photo X. MENARD)

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À propos de ce livre…

Sous le regard émerveillé de leur fils, ils dansent sur «Mr. Bojangles» de Nina Simone. Leur amour est magique, vertigineux, une fête perpétuelle. Chez eux, il n’y a de place que pour le plaisir, la fantaisie et les amis.

Celle qui donne le ton, qui mène le bal, c’est la mère, feu follet imprévisible et extravagant. C’est elle qui a adopté le quatrième membre de la famille, Mademoiselle Superfétatoire, un grand oiseau exotique qui déambule dans l’appartement. C’est elle qui n’a de cesse de les entraîner dans un tourbillon de poésie et de chimères.

Un jour, pourtant, elle va trop loin. Et père et fils feront tout pour éviter l’inéluctable, pour que la fête continue, coûte que coûte. L’amour fou n’a jamais si bien porté son nom. L’optimisme des comédies de Capra, allié à la fantaisie de L’Écume des jours.

Source : Editions Finitude

Documents téléchargeables :

Communiqué concernant la séance du 14 juin 2016 (Format PDF)

Présentation de François Bellec (Format PDF)

17/11/16 : Remise des prix littéraires au Conseil départemental de Loire-Atlantique

Mardi 17 mai 2016 à 18h00

Hôtel du Département

3 Quai Ceineray

C’est devant une salle comble qu’il a été procédé à la remise du Prix de Loire-Atlantique documentaire et du Prix Yves Cosson de Poésie, décernés par l’Académie littéraire de Bretagne et des Pays de la Loire.

Représentant Philippe GROSVALET, Président du conseil départemental de Loire-Atlantique, Catherine TOUCHEFEU,  1ere Vice-présidente chargée de  la culture a prononçé le traditionnel mot d’accueil avant de céder la parole à Noëlle MENARD, Chancelier de l’Académie littéraire de Bretagne et des Pays de la Loire.

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Au centre de l’image, Bruno Doucey et Sophie de Gourcy. Au second rang Catherine Touchefeu, Vice-présidente du Conseil départemental chargée de la Culture et Noëlle Ménard, Chancelier de l’Académie.

Le Prix de Loire-Atlantique documentaire a été décerné à Sophie de GOURCY pour son ouvrage Le tombeau des ducs de Bretagne. Un Miroir des princes sculpté (Beauchesne). Dominique PIERRELEE a présenté la récipiendaire avant que cette dernière effectue une présentation sensible et érudite de l’objet de son travail.

Professeur d’histoire de l’art, Sophie de Gourcy a réalisé l’exploration approfondie et passionnante de l’oeuvre commandée par Anne de Bretagne pour ses parents, le duc François II et sa femme Marguerite de Foix. Elle fut réalisé entre 1502 et 1507 par le sculpteur Michel Colombe et l’architecte Jehan Ferréal.

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Sophie de Gourcy et Dominique Pierrelée.

Le tombeau de François II est un mausolée complexe réalisé en marbre de Carrare, avec au centre un sarcophage de grande taille sur lequel reposent les gisants du duc et de sa seconde femme Marguerite de Foix.

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Sophie de Gourcy évoque la symbolique du tombeau réalisé en une époque qui combine la pensée du gothique finissant et la Renaissance qui débute : l’œuvre est à la fois un miroir moral et un miroir historique, tous deux chargés de significations : l’amour de la Bretagne et de son peuple, le respect des devoirs incombant aux dirigeants.

L’auteur enseigne l’histoire de l’art. Conférencière diplômée, elle vit dans la région nantaise.

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Le Prix Yves Cosson de poésie a été décerné à Bruno DOUCEY, présenté par Henri COPIN. Ce poète et éditeur de poètes expliqua dans sa réponse sa conception du métier d’éditeur avant de dire un mot de ses propres travaux. Devant un public attentif, il donna ensuite lecture de plusieurs poèmes issus de son dernier ouvrage, intitulé Ceux qui se taisent.

Né en 1961 dans le Jura, Bruno Doucey est à la fois écrivain et éditeur. Après avoir dirigé les éditions Seghers, il a fondé en 2010 une maison d’édition vouée à la défense des poésies du monde et aux valeurs militantes qui l’animent. Il est l’auteur d’une oeuvre qui mêle l’analyse critique et la poésie, la résistance et le lyrisme, ainsi qu’en témoignent les anthologies qu’il a publiées aux éditions Gallimard et Seghers (La Poésie engagéeLa Poésie lyriqueJe est un autrePoésies de langue française).

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Bruno Doucey

Maître d’oeuvre du Livre des déserts (Robert Laffont, 2005) et auteur de L’aventurier du désert (Elytis, 2010), il est, selon René Depestre, préfacier de ses Poèmes au secret (Le Nouvel Athanor, 2007), « un arpenteur des solaires équipées du sable et du vent ». S’il existe un pays est le 50ème recueil de sa maison d’édition. Bruno Doucey voue régulièrement sa plume au destin des poètes qu’on assassine. Il consacre d’abord un roman au chanteur chilien Victor Jara, tué par les sbires du général Pinochet (Victor Jara, Non à la dictature, collection Ceux qui ont dit non – Actes Sud Junior), puis à Federico Garcia Lorca, tombé sous les balles franquistes (Federico Garcia Lorca, Non au franquisme, collection Ceux qui ont dit non – Actes Sud Junior). En 2014, il redonne vie à la jeune résistante juive allemande Marianne Cohn, assassinée par les nazis (Si tu parles, Marianne, Éditions Elytis, 2014).

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En 2015, il s’introduit dans les pensées et le quotidien de Max Jacob, en une identification plus vraie que nature (Le carnet retrouvé de monsieur Max (Ed.B.Doucey-Mai 2015). Avec son recueil de poèmes S’il existe un pays (2013), il nous invitait à un voyage autour du monde ; avec Ceux qui se taisent (mai 2016), c’est le monde qui vient à nous. Le livre  témoin d’une époque.

En savoir plus :

 

11/05/16 : Conférence sur Odette du PUIGAUDEAU

Université permanente

Conférence de Jean-Yves PAUMIER à 18h00

Amphi Kerneis, 1 rue Bias 44000 – Nantes

Odette du PUIGAUDEAU, de la presqu’île guérandaise au pays des Maures

Comme le rappelle l’encyclopédie en ligne Wikipedia, Odette Loyen du Puigaudeau, née le 20 juillet 1894, à Saint-Nazaire (Loire-Inférieure) et décédée le 19 juillet 1991 à Rabat au Maroc, est une ethnologue française.

Issue d’une famille de la bourgeoisie, fille du peintre de l’école de Pont-Aven Ferdinand-Auguste-Marie Loyen du Puigaudeau (cousin germain de l’écrivain Alphonse de Châteaubriant), et de Blanche-Henriette-Idalie Van Den Broucke, Odette du Puigaudeau réside à partir de 1908 au Croisic (Loire-Atlantique) dans le manoir de Kervaudu. Enfant unique, elle est instruite à la maison par ses parents.

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Odette du Puigaudeau

En 1920, elle monte à Paris pour s’inscrire à la Sorbonne au cours d’océanographie du professeur Jourdin, dans l’espoir d’être engagée au laboratoire marin de Carthage en Tunisie, sans succès. Dessinatrice dans les laboratoires du Collège de France, styliste chez Jeanne Lanvin, elle devient journaliste à L’Intransigeant et dans des revues féminines, puis ethnologue. En 1929, elle est l’une des premières femmes à s’embarquer sur des thoniers bretons. Refusée par le commandant Charcot pour une expédition au Groenland, elle découvre d’autres grands espaces dans le désert du Sahara à partir de janvier 1934, avec sa compagne Marion Sénones.

Fondatrice en août 1940 à Paris du Service féminin français, elle assure à partir de cette date des missions de préhistoire et d’ethnographie pour divers ministères et sociétés savantes. Isntallée à Rabat en 1961, elle réalise pour la radio des émissions culturelles, devint documentaliste au ministère de l’Information en 1963, et chef du bureau de préhistoire au Musée des antiquités de Rabat de 1970 à 1977. Odette du Puigaudeau a écrit huit livres, de nombreux articles et un traité sur le peuple maure. Son travail ethnographique, scientifique et littéraire est un hommage aux peuples du Sahara occidental.

Le conférencier :

Géographe par goût, auteur de nombreux ouvrages, spécialiste de Jules Verne, Jean-Yves Paumier est aussi scientifique et littéraire. Ce polytechnicien a pris l’espace vivant comme fil conducteur de ses passions. Expert en aménagement et prospective des territoires au plan professionnel, il est aussi l’un des fondateurs de la Fédération nationale des maisons d’écrivains et des patrimoines littéraires. Son goût des lettres l’a conduit à créer et présider les Livres de l’Ouest, une association vouée à la promotion de la littérature et des auteurs de la région. Avant d’être admis à la littéraire Académie de Bretagne, une institution dont il est a été le chancelier de 2000 à 2015.

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Jean-Yves Paumier

19/03/2016 : Ton avenir numérique c’est aujourd’hui

Semaine de la Francophonie 2016

Samedi 19 mars 2016 : 15h30

Cité des Congrès – Salle GH (Entrée libre)

Ton avenir numérique

Conférence : « Ton avenir numérique c’est aujourd’hui ! »

Conférence-débat, animée par Henri COPIN, avec pour thème la question du numérique et les enjeux du développement et de la formation dans l’espace francophone.

Avec :

  • Vincent BEILLEVAIRE, Délégué général de la Fondation Université Numérique Ingénierie et Technologie
  • Gilles DUMONT, Président de l’Université Numérique juridique francophone
  • Luc MISSIDIMBAZI (Congo), coordinateur du projet Central African Backbone qui a pour but d’interconnecter les pays de la sous-région Afrique Centrale en fibre optique

Et l’aimable participation de Ousmane TARAM et Zoumana TRAORE (AfriSys), Benoit MOREAU (TICE-IRFFLE) et deux étudiantes de Master 2 : Racha AZZAM et Maud VASSET (Fle et FOS), Jenny MORENO (doctorante) et d’autres spécialistes.

Remerciements à Françoise NICOL de l’Université de Nantes.

13/03/2016 : Mon Jules à moi

FESTIVAL ATLANTIDE

Le Lieu Unique

La Cour

Dimanche 13 mars à 16h30

Modérateur Jean-Yves PAUMIER (Académie  littéraire de Bretagne et des Pays de la Loire).

Jules VERNE, cet écrivain qui souffrait en son temps de n’être « que » l’auteur le plus lu par les enfants … Parmi ces jeunes lecteurs de toute la planète, certains sont eux-mêmes devenus écrivains. ils nous disent aujourd’hui l’importance de l’oeuvre du Nantais dans leur parcours de lecteur et d’auteur.

Avec :

  • Hakan GUNDAY (Turquie)
  • Hamid ISMAILOV (Ouzbékistan)
  • David LODGE (Royaume-Uni)
  • Miguel SYJUCO (Philippines)
  • Boualem SANSAL (Algérie)

Festival Atlantide JYP Mon Jules à moi

17/03/2016 : Sami TCHAK à Nantes

Sami TCHAK : La couleur de l’écrivain

Dans le cadre de la Semaine de la Francophonie, la rencontre littéraire avec l’écrivain franco-togolais, ouverte au grand public et soutenue par diverses institutions dont la Maison de la poésie, aura lieu au Pôle étudiant de la Faculté des lettres, Chemin de la Censive du Tertre, le jeudi 17 mars 2016, à 19h00.

Elle s’inscrit dans le cadre du colloque universitaire Ethos et identités de l’écrivain francophoneCes rencontres internationales,  organisées les 17 et 18 mars 2016 par par un groupe de doctorants du CoDiRe réuniront jeunes chercheurs et chercheurs confirmés, spécialistes d’analyse de discours et de littérature. Elles s’interrogeront sur la construction de l’identité de l’écrivain en langue française, en Afrique, en Amérique, en Asie et en Europe.

Comment l’écrivain francophone interroge-t-il sa ou ses cultures d’appartenance ? Quels usages fait-il de la langue française, au contact d’autres langues ? Comment se pose-t-il la question de l’engagement ? Mais aussi comment est élaborée l’image de l’écrivain francophone dans l’espace où il publie ses textes, la France, bien souvent ?

Sami Tchak

Né au Togo en 1960, Sami TCHAK a effectué des études de philosophie à Lomé, puis de sociologie en France jusqu’à son doctorat à la Sorbonne (Paris 5). Après avoir séjourné à Cuba en 1996, où il effectue un travail de recherche sur la prostitution, il découvre le Mexique puis la Colombie. L’Amérique latine influence durablement son oeuvre romanesque et littéraire depuis la parution d’Hermina, en 2003, publié par Gallimard. Il a obtenu en 2004 le Grand prix littéraire d’Afrique noire, pour l’ensemble de son oeuvre.

15/12/2015 : Séance solennelle et présentation des Cahiers 2016

Mardi 15 décembre 2015

Salle Francine Vasse

18 Rue Colbert, 44000 Nantes

Parrainée par Johanna ROLLAND, Maire de Nantes, représentée par Gildas SALAÜN, conseiller délégué, chargé du patrimoine immatériel et de la culture scientifique et technique, cette séance solennelle fut présidée par Noëlle MENARD, chancelier de l’Académie littéraire de Bretagne et des Pays de la Loire. Elle fut structurée en trois temps distincts :

  • La réception de trois nouveaux membres ;
  • La présentation des Cahiers 2016 de l’Académie ;
  • L’hommage rendu à Michel RAGON, sujet d’honneur des Cahiers.

Réception des nouveaux membres

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Les trois nouveaux membres (Photo X. Ménard)

  • Françoise NICOL (Présentée par Michel CATALA)
    • Agrégée de lettres classiques, Françoise Nicol est une spécialiste des interfaces entre la littérature et les arts visuels. Docteur ès-lettres. Sa recherche porte sur Georges Limbour, les peintres Yves Picquet, André Masson et Georges Braque. Elle est Maître de conférence  à l’Université de Nantes.
  • Xavier NOËL (Présentée par Christian ROBIN)
    • Responsable de développement, chargé de la culture scientifique et technique au Conservatoire national des arts et métiers (CNAM), il est un spécialiste de Paschal Grousset et de Jules Verne. Il est aussi photographe

  • Michel VALMER (Présenté par Jean AMYOT d’INVILLE)
    • Comédien, compositeur, scénariste, docteur ès-lettres pour une thèse sur les rapports du théâtre et de la science, il est le fondateur de la compagnie théâtrale Science 89. Il est le directeur de la salle Francine Vasse.

Présentation des Cahiers 2016

Intitulés Michel Ragon, une histoire nantaise, les cahiers 2016 de l’Académie furent présentés par Henri COPIN et Vincent ROUSSEAU. Cette édition inaugure une nouvelle présentation marquée par une évolution sensible de la maquette, l’utilisation plus répandue d’illustrations en couleur, ainsi qu’un aménagement graphique et esthétique. Les Cahiers 2016 sont structurés en sept parties distinctes, détaillées ci-après.

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Michel RAGON, 19 décembre 2015 (Photo M. Germain)

Michel Ragon, une histoire nantaise

Vincent Rousseau présenta en ces termes le dossier spécial des Cahiers :

Coordinateur du « dossier » consacré à Michel Ragon ? Je n’ai fait que proposer le « sujet » et solliciter les compétences … En me confiant cette mission les membres de l’Académie Littéraire de Bretagne et des Pays de la Loire ( qui m’ont fait l’amitié – il y a un an ici –  de me demander de les rejoindre)  m’ont fait un véritable cadeau car ils m’ont offert … la possibilité de manifester publiquement à Michel Ragon  l’admiration et même l’affection que j’éprouve pour lui.

En 1984, le jeune conservateur que j’étais avait organisé au Musée des Beaux-Arts, pour ses 60 ans,  une exposition d’œuvres d’artistes qu’il avait défendus . Cette attention l’avait touché et amusé : il m’avait remercié de lui avoir fêté son « centenaire » ! Aujourd’hui il n’est pas encore centenaire et j’ai dépassé l’âge qu’il avait  quand je l’ai connu en 1984 . Son amitié est intacte. Il m’avait offert ses plaquettes de poèmes, «  les seules qui lui restaient » , en ma confiant que j’étais sans doute le seul qui s’intéressait à de si lointains débuts littéraires effectués à Nantes . L’occasion m’est donnée aujourd’hui de partager cet intérêt et ce plaisir. Très sincèrement merci de l’attention que vous y porterez.

Michel Ragon est principalement connu aujourd’hui comme romancier. Ses livres sur la Vendée depuis L’accent de ma mère et Les mouchoirs rouges de Cholet  ont eu un grand succès populaire (Henri Copin, spécialiste de l’Indochine, a relu pour nous Ma sœur aux yeux d’Asie ) mais on oublie parfois qu’il fut, après la Seconde Guerre, un des plus importants critiques d’art de l’époque, défenseur actif de l’art abstrait, un des premiers à pressentir la légitimité de ce moyen d’expression, ami de pierre Soulages, Atlan, Hartung, Poliakoff… Le Musée National d’Art Moderne a récemment rendu officiellement hommage à ce « passeur visionnaire »  en consacrant une salle entière à son activité militante dans le nouveau circuit de présentation de ses collections permanentes.

D’une certaine manière, dans la nouvelle version des «  cahiers » de l’Académie littéraire de Bretagne et des Pays de la Loire,  le «  dossier spécial » prolonge et complète cet hommage en rappelant que Michel Ragon a vécu son adolescence à Nantes où il reconnaît s’être formé : la formation d’une ville …

  • Henri Copin a lu et brillamment commenté les premiers poèmes écrits à Nantes lorsqu’il avait 21-22 ans, Prière pour un temps de calamité ( 1945), Au matin de ma vie (1946), Cosmopolites (1952) . Le jeune-homme connaissait René Guy Cadou mais se souvenait de Guillaume Apollinaire et de Blaise Cendras.
  • Jean-Yves Paumier a savamment souligné dans les écrits de Michel Ragon les mentions et allusions concernant Jules Verne, « une inévitable rencontre ».
  • Amin Maalouf apporte une exceptionnelle contribution en racontant comment chaque été, en Vendée, il se livre à de longues conversations pour « refaire paisiblement le monde » avec Michel Ragon qui a « toujours été du côté des opprimés, des incompris, des vaincus ».
  • Jacques Boislève analyse judicieusement le complexe sentiment de l’exil et de l’ailleurs chez Michel Ragon : le Vendéen exilé à Nantes. Le Nantais monté à Paris. Le Parisien en voyage  de par le monde. Le retour en Vendée. Et tout ça à la fois !
  • Michèle Chaillou, épouse de Michel Chaillou , évoque avec émotion l’amitié chaleureuse qui unissait les deux Michel, écrivains «nantais» : Chaillou et Ragon .

Nous espérons que ces communications inédites apporteront un éclairage nouveau sur l’œuvre et les activités d’une personnalité restée très attachée à Nantes, sa ville d’adoption.

Hommage à Michel RAGON

En ouverture de la séance, pendant l’installation des spectateurs dans la salle, un diaporama fut présenté, mettant en exergue l’hommage rendu par le Musée National d’Art Moderne à Michel RAGON. Les illustrations du document présentaient des photos de l’exposition, une biographie de l’auteur, des photos de rencontres de ce dernier avec des artistes connus, ainsi qu’un rappel de ses principaux livre.

Informé de l’accent consacré à son oeuvre dans les cahiers, Michel RAGON avait adressé à l’Académie le mot de remerciement suivant :

 » Nantes, ville de mon adolescence et longtemps après, ville de ma mère et donc de nombreux retours .  Ville de l’occupation et des bombardements américains. Donc ville de douleurs, mais aussi ville des émois de l’adolescence, des premières  amitiés, de l’ouverture au monde, des livres et de la peinture. Par là même, ma ville, celle du petit Vendéen  émigré, à la fois terrifié et ébloui. « 

En complément fut présenté un extrait du film récent  Entretien avec Michel Ragon, réalisé par Bernard BLISTENE, Directeur du Musée National d’Art Moderne, et l’auteur. Au terme de cet hommage, Michel VALMER (nouveau membre de l’Académie et Directeur’ de la Salle Vasse) donna lecture d’un court passage tiré du livre Drôles de métier, paru en 1953.

 » Paris reine du monde, Paris qui vaut bien une messe, Paris by Night, Paris des arts et des lettres, Paris capitale, Paris monumental, Paris des toits, Paris des ponts, Paris aux trois collines, Paris de la Tour Eiffel, Paris du Sacré-Cœur, Paris des midinettes, Paris des étudiants, Paris des peintres, Paris sur Seine, Paris des chalands, Paris des canaux, Paris des badauds, Paris des barricades, Paris des quais, Paris du Louvre, Paris du métro, Paris des bouquinistes, Paris du marché aux puces, Paris des cafés nocturnes… Salut ! « 

Cahier 2015_Couv simple

L’Académie fait sa révolution culturelle

Depuis plus de cinquante ans l’Académie littéraire de Bretagne et des Pays de la Loire publie des Cahiers. Jusqu’alors la forme n’avait pratiquement pas changé : un sujet général, autour d’une personnalité régionale ou d’un thème, suscitait des contributions diverses des membres intéressés par le sujet. Un peu trop intellectuel pour un large public.

L’Académie vient de refondre complètement l’architecture et la direction artistique des cahiers, autour de cinq innovations :

  • un thème central, abondamment développé ;
  • des contributions de qualité ;
  • une illustration abondante et variée ;
  • de nouveaux domaines d’expression ;
  • la possibilité pour chacun d’exprimer son talent.

Ainsi, les nouveaux cahiers 2016 présentent-ils  plusieurs  nouveautés.

  • Un thème central, abondamment développé. Chacun des nouveaux cahiers devient une source d’informations sur un sujet ou une personnalité du monde littéraire, issue ou ayant des relations fortes avec la région. Cette année, sous la direction de Vincent Rousseau, en écho à la manifestation organisée par le Musée National d’Art Moderne, le cahier central porte sur Michel Ragon, journaliste, critique d’art et romancier d’origine vendéenne, ayant vécu et travaillé à Nantes.
  • Contributions de qualité. L’Académie littéraire compte en son sein des personnalités de talent. Certains, comme Amin Maalouf, font part de leur amitié pour Michel Ragon. D’autres comme Jean-François Parot, Paul-Louis Rossi, Henri Lopes ou le compositeur Roger Tessier, livrent des textes inédits. Dans le même esprit, le plasticien Éric Fonteneau présente son exposition de Barcelone.
  • Illustration abondante et variée. Nous sommes dans une société de l’image. Ainsi chaque contributeur soigne ses apports iconographiques. De Malika Pondevie qui présente des œuvres picturales et poétiques autour de la couleur bleue à Olivier Sauzereau qui a rapporté des images étonnantes de son voyage aux îles Féroé.
  • Nouveaux domaines d’expression. Plusieurs rubriques récurrentes ont été créées comme « Focus » sur des auteurs et leurs œuvres, « Images » sur des travaux graphiques, « Rétroviseur » « Francophonie » et » Libre Cours » dont on comprend les thèmes.
  • Possibilité d’exprimer son talent. Littérature, histoire littéraire, poésie, photo, peinture… jalonnent sous diverses formes ces Cahiers nouvelle manière, ouvrant à tous les membres de l’Académie des territoires d’expression.

Par ce travail, ces nouveaux Cahiers s’ouvrent à un public plus large d’amoureux de l’histoire littéraire régionale et nationale voire internationale et, plus largement, des diverses formes d’expression graphique.

Sommaire du Cahier 2016

  • Noëlle Ménard : Tout doit changer pour que rien ne change

Dossier spécial Michel Ragon : une histoire nantaise

  • Vincent Rousseau : Une histoire nantaise
  • Amin Maalouf, de l’Académie française : Avec Michel Ragon
  • Michèle Chaillou : L’accent de l’amitié
  • Jacques Boislève : Un remarquable don d’ubiquité
  • Jean-Yves Paumier : Michel Ragon et Jules Verne
  • Henri Copin : Michel Ragon poète / Ma soeur aux yeux d’Asie

Focus

  • Henri Copin : Patrick Deville. Un écrivain qui voyage et fait voyager
  • Antoine George :
    • Vincent Rousseau, un inlassable historien des talents nantais
    • Patrick Barbier et la Rome baroque
  • Noëlle Ménard : Éric Fonteneau à Madrid
  • Jean Amyot d’Inville : Yves-Henri Nouailhat. Les États-Unis, ma seconde patrie
  • Roger Tessier :Le labyrinthe obscur ou le Quatuor à cordes n°2

Images

  • Malika Pondevie : La couleur du silence
  • Olivier Sauzereau : Éclipses aux îles Féroé

Rétroviseur

  • Jean-Louis Liters : Gengenbach, le « surréaliste ensoutané » à Nantes
  • Ghislaine Lejard :La revue Traces et Claude Serreau.
  • Arlette Chaumorcel, Jean-Claude Albert Coiffard : Les mots nous attendaient
  • Noëlle Ménard : A la recherche des Bretons de San Lucar de Barrameda

Libre cours à

  • Armel Girard-Lamaury : Arsenic et crêpes dentelles
  • Paul Morin : Propos du Septentrion
  • Jean-François Parot : Les terres du couchant de Julien Gracq
  • Paul Louis Rossi : Adelbert von Chamisso, l’homme qui a perdu son ombre
  • Michel Germain : Au fil du courant

Francophonie(s)

  • Henri Lopès : Le Méridional
  • Henri Copin. Contes du Cambodge

Echos d’ici et d’ailleurs

  • L’Académie
  • Les prix littéraires 2015
  • Les livres des académiciens en 2015