17/11/16 : Remise des prix littéraires au Conseil départemental de Loire-Atlantique

Mardi 17 mai 2016 à 18h00

Hôtel du Département

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C’est devant une salle comble qu’il a été procédé à la remise du Prix de Loire-Atlantique documentaire et du Prix Yves Cosson de Poésie, décernés par l’Académie littéraire de Bretagne et des Pays de la Loire.

Représentant Philippe GROSVALET, Président du conseil départemental de Loire-Atlantique, Catherine TOUCHEFEU,  1ere Vice-présidente chargée de  la culture a prononçé le traditionnel mot d’accueil avant de céder la parole à Noëlle MENARD, Chancelier de l’Académie littéraire de Bretagne et des Pays de la Loire.

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Au centre de l’image, Bruno Doucey et Sophie de Gourcy. Au second rang Catherine Touchefeu, Vice-présidente du Conseil départemental chargée de la Culture et Noëlle Ménard, Chancelier de l’Académie.

Le Prix de Loire-Atlantique documentaire a été décerné à Sophie de GOURCY pour son ouvrage Le tombeau des ducs de Bretagne. Un Miroir des princes sculpté (Beauchesne). Dominique PIERRELEE a présenté la récipiendaire avant que cette dernière effectue une présentation sensible et érudite de l’objet de son travail.

Professeur d’histoire de l’art, Sophie de Gourcy a réalisé l’exploration approfondie et passionnante de l’oeuvre commandée par Anne de Bretagne pour ses parents, le duc François II et sa femme Marguerite de Foix. Elle fut réalisé entre 1502 et 1507 par le sculpteur Michel Colombe et l’architecte Jehan Ferréal.

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Sophie de Gourcy et Dominique Pierrelée.

Le tombeau de François II est un mausolée complexe réalisé en marbre de Carrare, avec au centre un sarcophage de grande taille sur lequel reposent les gisants du duc et de sa seconde femme Marguerite de Foix.

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Sophie de Gourcy évoque la symbolique du tombeau réalisé en une époque qui combine la pensée du gothique finissant et la Renaissance qui débute : l’œuvre est à la fois un miroir moral et un miroir historique, tous deux chargés de significations : l’amour de la Bretagne et de son peuple, le respect des devoirs incombant aux dirigeants.

L’auteur enseigne l’histoire de l’art. Conférencière diplômée, elle vit dans la région nantaise.

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Le Prix Yves Cosson de poésie a été décerné à Bruno DOUCEY, présenté par Henri COPIN. Ce poète et éditeur de poètes expliqua dans sa réponse sa conception du métier d’éditeur avant de dire un mot de ses propres travaux. Devant un public attentif, il donna ensuite lecture de plusieurs poèmes issus de son dernier ouvrage, intitulé Ceux qui se taisent.

Né en 1961 dans le Jura, Bruno Doucey est à la fois écrivain et éditeur. Après avoir dirigé les éditions Seghers, il a fondé en 2010 une maison d’édition vouée à la défense des poésies du monde et aux valeurs militantes qui l’animent. Il est l’auteur d’une oeuvre qui mêle l’analyse critique et la poésie, la résistance et le lyrisme, ainsi qu’en témoignent les anthologies qu’il a publiées aux éditions Gallimard et Seghers (La Poésie engagéeLa Poésie lyriqueJe est un autrePoésies de langue française).

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Bruno Doucey

Maître d’oeuvre du Livre des déserts (Robert Laffont, 2005) et auteur de L’aventurier du désert (Elytis, 2010), il est, selon René Depestre, préfacier de ses Poèmes au secret (Le Nouvel Athanor, 2007), « un arpenteur des solaires équipées du sable et du vent ». S’il existe un pays est le 50ème recueil de sa maison d’édition. Bruno Doucey voue régulièrement sa plume au destin des poètes qu’on assassine. Il consacre d’abord un roman au chanteur chilien Victor Jara, tué par les sbires du général Pinochet (Victor Jara, Non à la dictature, collection Ceux qui ont dit non – Actes Sud Junior), puis à Federico Garcia Lorca, tombé sous les balles franquistes (Federico Garcia Lorca, Non au franquisme, collection Ceux qui ont dit non – Actes Sud Junior). En 2014, il redonne vie à la jeune résistante juive allemande Marianne Cohn, assassinée par les nazis (Si tu parles, Marianne, Éditions Elytis, 2014).

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En 2015, il s’introduit dans les pensées et le quotidien de Max Jacob, en une identification plus vraie que nature (Le carnet retrouvé de monsieur Max (Ed.B.Doucey-Mai 2015). Avec son recueil de poèmes S’il existe un pays (2013), il nous invitait à un voyage autour du monde ; avec Ceux qui se taisent (mai 2016), c’est le monde qui vient à nous. Le livre  témoin d’une époque.

En savoir plus :

 

11/05/16 : Conférence sur Odette du PUIGAUDEAU

Université permanente

Conférence de Jean-Yves PAUMIER à 18h00

Amphi Kerneis, 1 rue Bias 44000 – Nantes

Odette du PUIGAUDEAU, de la presqu’île guérandaise au pays des Maures

Comme le rappelle l’encyclopédie en ligne Wikipedia, Odette Loyen du Puigaudeau, née le 20 juillet 1894, à Saint-Nazaire (Loire-Inférieure) et décédée le 19 juillet 1991 à Rabat au Maroc, est une ethnologue française.

Issue d’une famille de la bourgeoisie, fille du peintre de l’école de Pont-Aven Ferdinand-Auguste-Marie Loyen du Puigaudeau (cousin germain de l’écrivain Alphonse de Châteaubriant), et de Blanche-Henriette-Idalie Van Den Broucke, Odette du Puigaudeau réside à partir de 1908 au Croisic (Loire-Atlantique) dans le manoir de Kervaudu. Enfant unique, elle est instruite à la maison par ses parents.

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Odette du Puigaudeau

En 1920, elle monte à Paris pour s’inscrire à la Sorbonne au cours d’océanographie du professeur Jourdin, dans l’espoir d’être engagée au laboratoire marin de Carthage en Tunisie, sans succès. Dessinatrice dans les laboratoires du Collège de France, styliste chez Jeanne Lanvin, elle devient journaliste à L’Intransigeant et dans des revues féminines, puis ethnologue. En 1929, elle est l’une des premières femmes à s’embarquer sur des thoniers bretons. Refusée par le commandant Charcot pour une expédition au Groenland, elle découvre d’autres grands espaces dans le désert du Sahara à partir de janvier 1934, avec sa compagne Marion Sénones.

Fondatrice en août 1940 à Paris du Service féminin français, elle assure à partir de cette date des missions de préhistoire et d’ethnographie pour divers ministères et sociétés savantes. Isntallée à Rabat en 1961, elle réalise pour la radio des émissions culturelles, devint documentaliste au ministère de l’Information en 1963, et chef du bureau de préhistoire au Musée des antiquités de Rabat de 1970 à 1977. Odette du Puigaudeau a écrit huit livres, de nombreux articles et un traité sur le peuple maure. Son travail ethnographique, scientifique et littéraire est un hommage aux peuples du Sahara occidental.

Le conférencier :

Géographe par goût, auteur de nombreux ouvrages, spécialiste de Jules Verne, Jean-Yves Paumier est aussi scientifique et littéraire. Ce polytechnicien a pris l’espace vivant comme fil conducteur de ses passions. Expert en aménagement et prospective des territoires au plan professionnel, il est aussi l’un des fondateurs de la Fédération nationale des maisons d’écrivains et des patrimoines littéraires. Son goût des lettres l’a conduit à créer et présider les Livres de l’Ouest, une association vouée à la promotion de la littérature et des auteurs de la région. Avant d’être admis à la littéraire Académie de Bretagne, une institution dont il est a été le chancelier de 2000 à 2015.

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Jean-Yves Paumier

19/03/2016 : Ton avenir numérique c’est aujourd’hui

Semaine de la Francophonie 2016

Samedi 19 mars 2016 : 15h30

Cité des Congrès – Salle GH (Entrée libre)

Ton avenir numérique

Conférence : « Ton avenir numérique c’est aujourd’hui ! »

Conférence-débat, animée par Henri COPIN, avec pour thème la question du numérique et les enjeux du développement et de la formation dans l’espace francophone.

Avec :

  • Vincent BEILLEVAIRE, Délégué général de la Fondation Université Numérique Ingénierie et Technologie
  • Gilles DUMONT, Président de l’Université Numérique juridique francophone
  • Luc MISSIDIMBAZI (Congo), coordinateur du projet Central African Backbone qui a pour but d’interconnecter les pays de la sous-région Afrique Centrale en fibre optique

Et l’aimable participation de Ousmane TARAM et Zoumana TRAORE (AfriSys), Benoit MOREAU (TICE-IRFFLE) et deux étudiantes de Master 2 : Racha AZZAM et Maud VASSET (Fle et FOS), Jenny MORENO (doctorante) et d’autres spécialistes.

Remerciements à Françoise NICOL de l’Université de Nantes.

13/03/2016 : Mon Jules à moi

FESTIVAL ATLANTIDE

Le Lieu Unique

La Cour

Dimanche 13 mars à 16h30

Modérateur Jean-Yves PAUMIER (Académie  littéraire de Bretagne et des Pays de la Loire).

Jules VERNE, cet écrivain qui souffrait en son temps de n’être « que » l’auteur le plus lu par les enfants … Parmi ces jeunes lecteurs de toute la planète, certains sont eux-mêmes devenus écrivains. ils nous disent aujourd’hui l’importance de l’oeuvre du Nantais dans leur parcours de lecteur et d’auteur.

Avec :

  • Hakan GUNDAY (Turquie)
  • Hamid ISMAILOV (Ouzbékistan)
  • David LODGE (Royaume-Uni)
  • Miguel SYJUCO (Philippines)
  • Boualem SANSAL (Algérie)

Festival Atlantide JYP Mon Jules à moi

17/03/2016 : Sami TCHAK à Nantes

Sami TCHAK : La couleur de l’écrivain

Dans le cadre de la Semaine de la Francophonie, la rencontre littéraire avec l’écrivain franco-togolais, ouverte au grand public et soutenue par diverses institutions dont la Maison de la poésie, aura lieu au Pôle étudiant de la Faculté des lettres, Chemin de la Censive du Tertre, le jeudi 17 mars 2016, à 19h00.

Elle s’inscrit dans le cadre du colloque universitaire Ethos et identités de l’écrivain francophoneCes rencontres internationales,  organisées les 17 et 18 mars 2016 par par un groupe de doctorants du CoDiRe réuniront jeunes chercheurs et chercheurs confirmés, spécialistes d’analyse de discours et de littérature. Elles s’interrogeront sur la construction de l’identité de l’écrivain en langue française, en Afrique, en Amérique, en Asie et en Europe.

Comment l’écrivain francophone interroge-t-il sa ou ses cultures d’appartenance ? Quels usages fait-il de la langue française, au contact d’autres langues ? Comment se pose-t-il la question de l’engagement ? Mais aussi comment est élaborée l’image de l’écrivain francophone dans l’espace où il publie ses textes, la France, bien souvent ?

Sami Tchak

Né au Togo en 1960, Sami TCHAK a effectué des études de philosophie à Lomé, puis de sociologie en France jusqu’à son doctorat à la Sorbonne (Paris 5). Après avoir séjourné à Cuba en 1996, où il effectue un travail de recherche sur la prostitution, il découvre le Mexique puis la Colombie. L’Amérique latine influence durablement son oeuvre romanesque et littéraire depuis la parution d’Hermina, en 2003, publié par Gallimard. Il a obtenu en 2004 le Grand prix littéraire d’Afrique noire, pour l’ensemble de son oeuvre.

15/12/2015 : Séance solennelle et présentation des Cahiers 2016

Mardi 15 décembre 2015

Salle Francine Vasse

18 Rue Colbert, 44000 Nantes

Parrainée par Johanna ROLLAND, Maire de Nantes, représentée par Gildas SALAÜN, conseiller délégué, chargé du patrimoine immatériel et de la culture scientifique et technique, cette séance solennelle fut présidée par Noëlle MENARD, chancelier de l’Académie littéraire de Bretagne et des Pays de la Loire. Elle fut structurée en trois temps distincts :

  • La réception de trois nouveaux membres ;
  • La présentation des Cahiers 2016 de l’Académie ;
  • L’hommage rendu à Michel RAGON, sujet d’honneur des Cahiers.

Réception des nouveaux membres

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Les trois nouveaux membres (Photo X. Ménard)

  • Françoise NICOL (Présentée par Michel CATALA)
    • Agrégée de lettres classiques, Françoise Nicol est une spécialiste des interfaces entre la littérature et les arts visuels. Docteur ès-lettres. Sa recherche porte sur Georges Limbour, les peintres Yves Picquet, André Masson et Georges Braque. Elle est Maître de conférence  à l’Université de Nantes.
  • Xavier NOËL (Présentée par Christian ROBIN)
    • Responsable de développement, chargé de la culture scientifique et technique au Conservatoire national des arts et métiers (CNAM), il est un spécialiste de Paschal Grousset et de Jules Verne. Il est aussi photographe

  • Michel VALMER (Présenté par Jean AMYOT d’INVILLE)
    • Comédien, compositeur, scénariste, docteur ès-lettres pour une thèse sur les rapports du théâtre et de la science, il est le fondateur de la compagnie théâtrale Science 89. Il est le directeur de la salle Francine Vasse.

Présentation des Cahiers 2016

Intitulés Michel Ragon, une histoire nantaise, les cahiers 2016 de l’Académie furent présentés par Henri COPIN et Vincent ROUSSEAU. Cette édition inaugure une nouvelle présentation marquée par une évolution sensible de la maquette, l’utilisation plus répandue d’illustrations en couleur, ainsi qu’un aménagement graphique et esthétique. Les Cahiers 2016 sont structurés en sept parties distinctes, détaillées ci-après.

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Michel RAGON, 19 décembre 2015 (Photo M. Germain)

Michel Ragon, une histoire nantaise

Vincent Rousseau présenta en ces termes le dossier spécial des Cahiers :

Coordinateur du « dossier » consacré à Michel Ragon ? Je n’ai fait que proposer le « sujet » et solliciter les compétences … En me confiant cette mission les membres de l’Académie Littéraire de Bretagne et des Pays de la Loire ( qui m’ont fait l’amitié – il y a un an ici –  de me demander de les rejoindre)  m’ont fait un véritable cadeau car ils m’ont offert … la possibilité de manifester publiquement à Michel Ragon  l’admiration et même l’affection que j’éprouve pour lui.

En 1984, le jeune conservateur que j’étais avait organisé au Musée des Beaux-Arts, pour ses 60 ans,  une exposition d’œuvres d’artistes qu’il avait défendus . Cette attention l’avait touché et amusé : il m’avait remercié de lui avoir fêté son « centenaire » ! Aujourd’hui il n’est pas encore centenaire et j’ai dépassé l’âge qu’il avait  quand je l’ai connu en 1984 . Son amitié est intacte. Il m’avait offert ses plaquettes de poèmes, «  les seules qui lui restaient » , en ma confiant que j’étais sans doute le seul qui s’intéressait à de si lointains débuts littéraires effectués à Nantes . L’occasion m’est donnée aujourd’hui de partager cet intérêt et ce plaisir. Très sincèrement merci de l’attention que vous y porterez.

Michel Ragon est principalement connu aujourd’hui comme romancier. Ses livres sur la Vendée depuis L’accent de ma mère et Les mouchoirs rouges de Cholet  ont eu un grand succès populaire (Henri Copin, spécialiste de l’Indochine, a relu pour nous Ma sœur aux yeux d’Asie ) mais on oublie parfois qu’il fut, après la Seconde Guerre, un des plus importants critiques d’art de l’époque, défenseur actif de l’art abstrait, un des premiers à pressentir la légitimité de ce moyen d’expression, ami de pierre Soulages, Atlan, Hartung, Poliakoff… Le Musée National d’Art Moderne a récemment rendu officiellement hommage à ce « passeur visionnaire »  en consacrant une salle entière à son activité militante dans le nouveau circuit de présentation de ses collections permanentes.

D’une certaine manière, dans la nouvelle version des «  cahiers » de l’Académie littéraire de Bretagne et des Pays de la Loire,  le «  dossier spécial » prolonge et complète cet hommage en rappelant que Michel Ragon a vécu son adolescence à Nantes où il reconnaît s’être formé : la formation d’une ville …

  • Henri Copin a lu et brillamment commenté les premiers poèmes écrits à Nantes lorsqu’il avait 21-22 ans, Prière pour un temps de calamité ( 1945), Au matin de ma vie (1946), Cosmopolites (1952) . Le jeune-homme connaissait René Guy Cadou mais se souvenait de Guillaume Apollinaire et de Blaise Cendras.
  • Jean-Yves Paumier a savamment souligné dans les écrits de Michel Ragon les mentions et allusions concernant Jules Verne, « une inévitable rencontre ».
  • Amin Maalouf apporte une exceptionnelle contribution en racontant comment chaque été, en Vendée, il se livre à de longues conversations pour « refaire paisiblement le monde » avec Michel Ragon qui a « toujours été du côté des opprimés, des incompris, des vaincus ».
  • Jacques Boislève analyse judicieusement le complexe sentiment de l’exil et de l’ailleurs chez Michel Ragon : le Vendéen exilé à Nantes. Le Nantais monté à Paris. Le Parisien en voyage  de par le monde. Le retour en Vendée. Et tout ça à la fois !
  • Michèle Chaillou, épouse de Michel Chaillou , évoque avec émotion l’amitié chaleureuse qui unissait les deux Michel, écrivains «nantais» : Chaillou et Ragon .

Nous espérons que ces communications inédites apporteront un éclairage nouveau sur l’œuvre et les activités d’une personnalité restée très attachée à Nantes, sa ville d’adoption.

Hommage à Michel RAGON

En ouverture de la séance, pendant l’installation des spectateurs dans la salle, un diaporama fut présenté, mettant en exergue l’hommage rendu par le Musée National d’Art Moderne à Michel RAGON. Les illustrations du document présentaient des photos de l’exposition, une biographie de l’auteur, des photos de rencontres de ce dernier avec des artistes connus, ainsi qu’un rappel de ses principaux livre.

Informé de l’accent consacré à son oeuvre dans les cahiers, Michel RAGON avait adressé à l’Académie le mot de remerciement suivant :

 » Nantes, ville de mon adolescence et longtemps après, ville de ma mère et donc de nombreux retours .  Ville de l’occupation et des bombardements américains. Donc ville de douleurs, mais aussi ville des émois de l’adolescence, des premières  amitiés, de l’ouverture au monde, des livres et de la peinture. Par là même, ma ville, celle du petit Vendéen  émigré, à la fois terrifié et ébloui. « 

En complément fut présenté un extrait du film récent  Entretien avec Michel Ragon, réalisé par Bernard BLISTENE, Directeur du Musée National d’Art Moderne, et l’auteur. Au terme de cet hommage, Michel VALMER (nouveau membre de l’Académie et Directeur’ de la Salle Vasse) donna lecture d’un court passage tiré du livre Drôles de métier, paru en 1953.

 » Paris reine du monde, Paris qui vaut bien une messe, Paris by Night, Paris des arts et des lettres, Paris capitale, Paris monumental, Paris des toits, Paris des ponts, Paris aux trois collines, Paris de la Tour Eiffel, Paris du Sacré-Cœur, Paris des midinettes, Paris des étudiants, Paris des peintres, Paris sur Seine, Paris des chalands, Paris des canaux, Paris des badauds, Paris des barricades, Paris des quais, Paris du Louvre, Paris du métro, Paris des bouquinistes, Paris du marché aux puces, Paris des cafés nocturnes… Salut ! « 

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L’Académie fait sa révolution culturelle

Depuis plus de cinquante ans l’Académie littéraire de Bretagne et des Pays de la Loire publie des Cahiers. Jusqu’alors la forme n’avait pratiquement pas changé : un sujet général, autour d’une personnalité régionale ou d’un thème, suscitait des contributions diverses des membres intéressés par le sujet. Un peu trop intellectuel pour un large public.

L’Académie vient de refondre complètement l’architecture et la direction artistique des cahiers, autour de cinq innovations :

  • un thème central, abondamment développé ;
  • des contributions de qualité ;
  • une illustration abondante et variée ;
  • de nouveaux domaines d’expression ;
  • la possibilité pour chacun d’exprimer son talent.

Ainsi, les nouveaux cahiers 2016 présentent-ils  plusieurs  nouveautés.

  • Un thème central, abondamment développé. Chacun des nouveaux cahiers devient une source d’informations sur un sujet ou une personnalité du monde littéraire, issue ou ayant des relations fortes avec la région. Cette année, sous la direction de Vincent Rousseau, en écho à la manifestation organisée par le Musée National d’Art Moderne, le cahier central porte sur Michel Ragon, journaliste, critique d’art et romancier d’origine vendéenne, ayant vécu et travaillé à Nantes.
  • Contributions de qualité. L’Académie littéraire compte en son sein des personnalités de talent. Certains, comme Amin Maalouf, font part de leur amitié pour Michel Ragon. D’autres comme Jean-François Parot, Paul-Louis Rossi, Henri Lopes ou le compositeur Roger Tessier, livrent des textes inédits. Dans le même esprit, le plasticien Éric Fonteneau présente son exposition de Barcelone.
  • Illustration abondante et variée. Nous sommes dans une société de l’image. Ainsi chaque contributeur soigne ses apports iconographiques. De Malika Pondevie qui présente des œuvres picturales et poétiques autour de la couleur bleue à Olivier Sauzereau qui a rapporté des images étonnantes de son voyage aux îles Féroé.
  • Nouveaux domaines d’expression. Plusieurs rubriques récurrentes ont été créées comme « Focus » sur des auteurs et leurs œuvres, « Images » sur des travaux graphiques, « Rétroviseur » « Francophonie » et » Libre Cours » dont on comprend les thèmes.
  • Possibilité d’exprimer son talent. Littérature, histoire littéraire, poésie, photo, peinture… jalonnent sous diverses formes ces Cahiers nouvelle manière, ouvrant à tous les membres de l’Académie des territoires d’expression.

Par ce travail, ces nouveaux Cahiers s’ouvrent à un public plus large d’amoureux de l’histoire littéraire régionale et nationale voire internationale et, plus largement, des diverses formes d’expression graphique.

Sommaire du Cahier 2016

  • Noëlle Ménard : Tout doit changer pour que rien ne change

Dossier spécial Michel Ragon : une histoire nantaise

  • Vincent Rousseau : Une histoire nantaise
  • Amin Maalouf, de l’Académie française : Avec Michel Ragon
  • Michèle Chaillou : L’accent de l’amitié
  • Jacques Boislève : Un remarquable don d’ubiquité
  • Jean-Yves Paumier : Michel Ragon et Jules Verne
  • Henri Copin : Michel Ragon poète / Ma soeur aux yeux d’Asie

Focus

  • Henri Copin : Patrick Deville. Un écrivain qui voyage et fait voyager
  • Antoine George :
    • Vincent Rousseau, un inlassable historien des talents nantais
    • Patrick Barbier et la Rome baroque
  • Noëlle Ménard : Éric Fonteneau à Madrid
  • Jean Amyot d’Inville : Yves-Henri Nouailhat. Les États-Unis, ma seconde patrie
  • Roger Tessier :Le labyrinthe obscur ou le Quatuor à cordes n°2

Images

  • Malika Pondevie : La couleur du silence
  • Olivier Sauzereau : Éclipses aux îles Féroé

Rétroviseur

  • Jean-Louis Liters : Gengenbach, le « surréaliste ensoutané » à Nantes
  • Ghislaine Lejard :La revue Traces et Claude Serreau.
  • Arlette Chaumorcel, Jean-Claude Albert Coiffard : Les mots nous attendaient
  • Noëlle Ménard : A la recherche des Bretons de San Lucar de Barrameda

Libre cours à

  • Armel Girard-Lamaury : Arsenic et crêpes dentelles
  • Paul Morin : Propos du Septentrion
  • Jean-François Parot : Les terres du couchant de Julien Gracq
  • Paul Louis Rossi : Adelbert von Chamisso, l’homme qui a perdu son ombre
  • Michel Germain : Au fil du courant

Francophonie(s)

  • Henri Lopès : Le Méridional
  • Henri Copin. Contes du Cambodge

Echos d’ici et d’ailleurs

  • L’Académie
  • Les prix littéraires 2015
  • Les livres des académiciens en 2015

02/12/2015 : Rithy PANH

Université permanente / Académie littéraire de Bretagne et des Pays de la Loire

Amphi Kerneis, 18h00

Henri Copin reçoit James Burnet

Pour Rithy Panh, une mémoire des Khmers

Spécialiste de l’Asie du Sud-Est et en particulier du Cambodge, James Burnet, ancien journaliste à Libération, a travaillé avec Rithy Panh.

Rithy Panh

Cinéaste de la mémoire du génocide cambodgien, Rithy Panh est est aussi le témoin des courants qui traversent le Cambodge d’aujourd’hui, notamment la mutation économique et la violence qui l’accompagne.

17/11/2015 : Henri LOPES

Université permanente / Académie littéraire de Bretagne et des Pays de la Loire

Amphi Kerneis, 14h30

UN AUTEUR, UN JOUR

Henri Copin reçoit Henri LOPES

Pour Le Méridional (Gallimard – Continents noirs)

Henri Lopes est l’un des représentants les plus connus de la littérature africaine moderne. En 1972, il est lauréat du Grand prix littéraire d’Afrique noire de l’Association des écrivains de langue française pour son livre Tribaliques. En 1993, l’Académie française lui décerne le Grand prix de la francophonie. La même année il devient docteur honoris causa de l’Université Paris XII et en 2002 de l’Université de Laval (Québec) et de Louisiane. Son œuvre est étudiée en Afrique et aux Etats-Unis.

Le Méridional

Henri Lopes a fait toutes ses études au Lycée Clemenceau à Nantes, il est membre d’honneur de l’Académie de Bretagne et des Pays de la Loire et Doyen du corps diplomatique africain.

3€ Entrée individuelle avec carte UPN

5€ Entrée individuelle non adhérent

07/11/2015 : Table ronde : passeur et passages de culture

Casa Africa / Académie littéraire de Bretagne et des Pays de la Loire

Casa Africa

Maison des Confluences / 4, place du Muguet Nantais, Nantes

Table ronde : passeur et passages de culture (14h00-17h15)

  • Henri Copin : Académie littéraire de Bretagne et des Pays de la Loire
  • Nguyen Tan Hung : Passeur sous le vent d’est, « je raconte le Vietnam »
  • Malika Pondevie, chercheuse, artiste plasticienne, Académie littéraire de Bretagne et des Pays de la Loire, Léon l’Africain
  • Noëlle Ménard, Chancelier de Académie littéraire de Bretagne et des Pays de la Loire

Pour information, l’exposition « Regards d’Afrique » se tient du 2 au 13 novembre 2015 à l’Université Permanente (à côté des Machines de l’île) avec les artistes Sylvain Woddey (photographe), Monique Marjolet Furic (sculptrice) et l’association Riche Afrique (artisanat berbère et touareg)

Casa Africa Couv

Contact :
02 53 55 54 73
info@casaafricanantes
ww.casaafricanantes.org