07/02/2019 : Café littéraire au CCO

A 14h15 au CCO, Tour Bretagne, ce Café littéraire abordera le programme suivant.

  • Les livres d’ailleurs, animé par Ghislaine Lejard.
  • 14h15-14h25 : Les livres de l’Ouest Actualité des livres en région, préparée par Jean-Yves Paumier et Noëlle Ménard
    • Jean-Yves Paumier
      • Michel Germain. Les Bateaux de la Liberté 1917-1918. L’arrivée du premier convoi à Saint-Nazaire
        • Economica
      • Noëlle Ménard. Jacques Vaché. Lettres de guerre 1914-1918. Édition établie par Patrice Allain et Thomas Guillemin.
        • Gallimard
  • 14h25-15h15 : Les livres d’ailleurs
    • Stéphanie Hanet
      • Olga Tokarczuk. Les livres de Jacob
        • Noir sur Blanc (Pologne)
    • Michel Valmer
      • Savatie Bastovoi. Les Enseignements d’une ex-prostituée à son fils handicapé
        • Jacqueline Chambon ( Pologne)
    • Noëlle Ménard
      • Javier Cercas. Le Monarque des ombres
        • Actes sud. (Espagne)
    • Michel Germain
      • Robert Whitaker. La femme du cartographe
        • Payot (USA)
    • Ghislaine Lejard.
      • Silvia Avallone. La vie parfaite
        • Liana Levi (Italie)
  • 15h15-16h00 :
    • Les coups de cœur.

Prochains Cafés :

  • Jeudi 28 mars 2019 : Les livres d’histoire et les biographies.
    • Animation Noëlle Ménard
  • Jeudi 6 juin 2019 : Les livres de l’été.
    • Animation Jean Amyot d’Inville

07/02/2019 : Colloque Michel Chaillou à Paris

L’Académie littéraire de Bretagne et des Pays de la Loire est associée au Colloque international Michel Chaillou à l’écoute de l’obscur organisé les jeudi 7 et vendredi 8 février 2019 par la BNF – Département des manuscrits et l’Université Sorbonne nouvelle Paris 3 – THALIM (UMR 7172).

  • Programme
  • Jeudi 7 février 2019
  • Bibliothèque nationale de France – site Richelieu, salle Emilie Du Châtelet
  • 58, rue de Richelieu – 75002 Paris
    • 14h00
      • Ouverture par Bernard Cerquiglini avec une table ronde composée de Pauline Bruley (Université d’Angers) et de Michel Lussault (ENS-Lyon)
    • 15h15-16h30
      • Guillaume Fau (BnF)  
      • David Bedouret (Université Paul Sabatier – Toulouse), « Michel Chaillou, un géographe du sensible »
      • Alain Viala (Oxford University), « Une hantise galante (ou libertine ?) : Le Rêve de Saxe »
    • Pause
    • 16h45-18h00
      • Chiara Rolla (Université de Gênes), « Des poires au grenier en train de mûrir : les projets de Michel Chaillou cachés dans les cahiers préparatoires de L’Éloge du démodé »
      • Bénédicte Gorillot (Université de Valenciennes)
    • 18h15-18h45 : Concert (piano) : les musiciens de Michel Chaillou
    • 18h45-19h30 : Lecture d’extraits d’une œuvre de Michel Chaillou par un comédien.
  • Vendredi 8 février 2019
  • Maison de la recherche Université Sorbonne nouvelle
  • Adresse : 4, rue des Irlandais – 75005 Paris
  • (Journée ponctuée de moments « radiophoniques » avec des enregistrements d’émissions auxquelles Michel Chaillou a participé)
    • 9h00-10h45 : Accueil par Alain Schaffner ((Sorbonne nouvelle – THALIM)
      • François Berquin (Université du Littoral), « Presque Chaillou »
      • Marie-Laure Prévost (BnF), « Les Maisons de nuit de Michel Chaillou »
      • Pascal Lefranc (Sorbonne nouvelle), « Le bruit du temps chez Michel Chaillou »
    • Pause
    • 11h00-12h00
      • Serge Martin (Sorbonne nouvelle), « Avec Michel Chaillou, les géographies obscures de l’histoire littéraire »
      • Jean Védrines (Paris), « Les mânes vagabonds (Le Ciel touche à peine terre) »
    • 12h00-13h00
      • Table ronde avec les éditeurs animée par Arnaud Laporte (France Culture) : Olivier Bétourné (éd. du Seuil) ; Colette Lambrichs ; Colline Faure-Poirée (éd. Gallimard et Hatier) ; Benoît Heilbrunn (éd. Pocket) ; Sophie de Closets (éd. Fayard)
    • Buffet
    • 14h15-15h30
      • Isabelle Dangy, « La part obscure du personnage dans Le Matamore ébouriffé »
      • Noëlle Ménard (Académie de Bretagne), « Généalogie de Michel Chaillou : ombres et lumières »
    • Pause
    • 15h45-18h00
      • Jean-Yves Paumier (Académie de Bretagne), « Territoires d’enfance »
      • Pierre Samson présente le film qu’il a réalisé en 2001 :
      • Michel Chaillou ou le métier de la langue (ITEM-CNRS, Maison des écrivains)

18/12/2018 : Séance solennelle de l’Académie, salle Vasse

A 18 heures, Noëlle Ménard, chancelier de l’Académie littéraire de Bretagne et des Pays-de-la-Loire ouvrit la séance solennelle du 18 décembre 2018 et présenta le programme de la soirée qui fut marqué par :

  • La réception de deux nouveaux membres, Annie Ollivier et Jörg Bong;
  • La présentation des Cahiers 2019 de l’Académie;
  • La remise du prix Robert Le Ricolais du livre d’architecture, attribué pour la première fois par l’Académie, et remis à Olivier Cinqualbre.

Présentation d’Annie Ollivier par Jean-Louis Liters

Dominique Pierrelée, secrétaire général de l’Académie, officia ensuite comme maître de cérémonie. Il appela en premier lieu Annie Olivier, pressentie pour rejoindre les rangs des académiciens. Jean-Louis Liters effectua la présentation de l’impétrante dans un dialogue avec cette dernière destiné à retracer les éléments essentiels de sa vie professionnelle.

Annie Ollivier et Jean-Louis Liters

Bibliothécaire engagée dans la promotion de la lecture, Annie Ollivier a exercé pendant 20 ans à la Bibliothèque municipale de Nantes (BMN) puis a dirigé les bibliothèques d’Aulnoy-Lez-Valenciennes (Nord) et La Tronche (en Isère). Luce Courville (directrice de la BMN de 1962 à 1987) lui a inculqué la philosophie du métier, l’importance de l’ouverture sur l’extérieur, le rôle de passeur… Parmi les souvenirs notables de son activité à Nantes, elle évoqua la bibliothèque de la rue Gambetta, le déménagement des fonds et leur transfert dans la nouvelle médiathèque Jacques Demy (1985), l’exposition Julien Gracq Paysages (1986) et la rencontre avec l’écrivain, les expositions Bébé bouquin, bébé câlin et le Rêve d’une ville, ainsi que la création de Matulu : Le petit canard nantais, organe d’information de la BMN créé par les Amis de la Bibliothèque (1993).

Elle a aussi dirigé la publication de Pas à page : Regards sur Nantes et la Loire-Atlantique (1993).

Elle a poursuivi son rôle de passeur dans le Nord et le Dauphiné, accueillant de nombreux écrivains qui ont pu dialoguer avec des lecteurs de tous âges. En 2014, la bibliothèque « Le Verbe être » à La Tronche a participé au Grand prix des bibliothèques organisé par le magazine Livres Hebdo et a reçu une distinction pour l’une des cinq bonnes idées repérées et appréciées du jury, la convivialité. Elle rappela également, non sans émotion, certains noms et visages qui ont marqué son itinéraire professionnel comme Luce Courville, Paul Louis Rossi, Jean Rouaud, Dany Laferrière, Hubert Ben Kemoun, avec une pensée particulière pour le poète Yves Cosson dont elle fut l’étudiante avant de le retrouver plus tard dans le cadre de ses fonctions.

Annie Ollivier a retrouvé Nantes en 2016. Elle s’investit dans les actions des Amis de la BMN et participe à la préparation du prochain numéro de la Nouvelle Revue nantaise consacré  à Julien Lanoë, le créateur de la Ligne de coeur, président de la Société des Amis du Musée des Beaux-Arts de 1936 à 1970.

Présentation de Jörg Bong (alias Jean-Luc Bannalec)

Michel Germain et Jean-Yves Paumier furent appelés ensuite par Dominique Pierrelée afin de présenter Jörg Bong, plus connu en France sous son nom de plume, Jean-Luc Bannalec. Auteur à succès, le tirage de ses livres s’élève aujourd’hui à 3 800 000 exemplaires en comptant les différentes éditions internationales. Jörg Bong est l’auteur à succès de la série de romans policiers mettant en scène de façon récurrente le commissaire Georges Dupin.

Né à Bad Godesberg en 1966, Jörg Bong est également éditeur, traducteur, critique littéraire et écrivain. Après des études universitaires à l’université rhénane Frédéric Guillaume de Bonn, il prépara à l’université Johann Wolfgang Goethe de Francfort une thèse de doctorat sur L’imagination et les enjeux esthétiques entre la fin du siècle des Lumières et le début du romantisme dans l’œuvre de Ludwig Tieck (1773-1853). Ce dernier, poète, traducteur, éditeur, romancier et critique, fut l’un des écrivains du premier romantisme allemand (cercle d’Iéna). En 1997, Jörg Bong rejoignit l’éditeur S. Fisher Verlag, fondé en 1886 par Samuel Fisher à Berlin, qui publia notamment les œuvres de Gerhard Hauptmann, Thomas Mann, Franz Kafka et Sigmund Freud. En complément, il est membre du comité de rédaction de la revue Neue Runschau, créée en 1890 par le critique d’art Otto Brahm et l’éditeur Samuel Fisher. Elle se consacra au début du siècle dernier à la promotion du naturalisme. Rainer Maria Rilke et Thomas Mann contribuèrent notamment à ce forum de la littérature contemporaine.

De gauche à droite : Michel Germain, Jörg Bong et Jean-Yves Paumier

Jörg Bong expliqua dans sa réponse que l’origine de son attirance pour la Bretagne tient pour une part à la lecture de Par les champs et par les grèves, récit du voyage effectué en mai 1847 par Gustave Flaubert et Maxime du Camp. Dès sa première visite dans la péninsule armoricaine, il fut saisi par l’atmosphère des lieux, la force des paysages maritimes, comme par l’imaginaire fécond de cette région. Résidant l’été dans le Finistère Sud, à Névez, c’est là qu’il conçut le personnage du commissaire Dupin dont sept épisode ont été publiés à ce jour (cinq ont déjà été traduits en français). Les romans ont pour trait récurrent le personnage central du commissaire Dupin, officier de police atypique, un peu désabusé, affecté à Concarneau pour des motifs imprécis. L’officier de police se révèle être gourmand, philosophe, adepte de l’intuition plus que de la déduction. Le succès du roman l’inscrivit dès sa parution dans la liste des best-sellers publié par Der Spiegel. Il conduisit au tournage d’une série télévisée intitulée Komissar Dupin, dont le premier épisode fut diffusé en Allemagne en 2014. À ce jour, six épisodes de 90 minutes ont été tournés, totalisant 4,5 millions de téléspectateurs.

Jean-Yves Paumier souligna ensuite – dans son propos à l’égard de Jörg Bong – l’évocation de Jules Verne dans l’un de ses livres, Péril en mer d’Iroise, prétexte à rappeler que l’auteur nantais est toujours apprécié des lecteurs allemands. Il précisa que nombre de policiers furent embarqués dans les aventures verniennes. Poursuivant son investigation, le chancelier d’honneur de l’Académie fit état d’un certain Dupin évoqué par Jules Verne, lui-même admirateur d’Edgar Poe, à qui il consacra une étude. Avant de conclure son propos en inscrivant Jean-Claude Bannalec « dans le sillage de Jules Verne », il souligna l’attirance pour la mer que manifestent les deux hommes et l’itinéraire parcouru par Jules Verne à bord du Saint-Michel II du Have à Nantes en 1877, le long des côtes bretonnes.

Remise de la médaille de la ville de Nantes

Après la présentation d’Annie Ollivier et de Jörg Bong, leur intronisation parmi les membres de l’Académie littéraire de Bretagne et des Pays de la Loire ffut l’occasion d’applaudissements nourris de la part de l’assemblée. Maguy Salomon – conseillère municipale représentant Johanna Rolland maire de Nantes – fut appelée par Dominique Pierrelée afin de procéder à la remise de la médaille de la ville de Nantes à Annie Ollivier, à Jörg Bong, ainsi qu’à Olivier Cinqualbre, lauréat du Prix Robert Le Ricolais, présenté plus loin.

De gauche à droite : Maguy Salomon au micro, Noëlle Ménard, Jorg Bong, Annie Ollivier, Olivier Cinqualbre.

Présentation des Cahier 2019 de l’Académie

Il revint à Jean-François Caraes, coordonnateur de la publication de l’académie de présenter de façon humoristique et dynamique l’édition 2019 des Cahiers de l’académie, intitulée Le polar s’écrit à l’Ouest. Dans cette œuvre collective, les académiciens se sont livrés avec leur fantaisie et leur imagination coutumière à toutes sortes d’investigation autour des auteurs de romans-policiers, afin de livrer des témoignages, des enquêtes et des faits divers, ainsi que des digressions sur des thématiques poétiques ou littéraires liées au sujet. Jean-François Caraes rappela à grands traits les éléments les plus significatifs de cette publication qui constitue l’un des temps forts de l’activité de l’académie, en parallèle de ses autres actions régulières.

Remise du prix du livre d’architecture Robert Le Ricolais

Vint ensuite le temps de la remise du Prix Robert Le Ricolais du livre d’architecture, attribué pour la première fois en 2018 par l’académie grâce au mécénat du groupe Bâtisseur d’avenir (Bâti-Nantes). Architecte, mathématicien, peintre, poète, ami de René Guy Cadoux, Robert le Ricolais vécut à Nantes, puis à Orvault de 1943 à 1950, avant de partir enseigner aux États-Unis. Inventeur de formes innovantes, de structures et de calculs statiques nouveaux, il est le père des structures spatiales. En 1962, il reçut des mains d’André Malraux le Grand prix d’architecture, en reconnaissance de ses travaux souvent visionnaires. Le prestigieux Prix de l’institut américain des architectes lui fut attribué à la veille de sa mort, en 1976.

Dominique Pierrelée appela donc Olivier Cinqualbre, premier lauréat du prix pour son livre intitulé Jean Prouvé, bâtisseur, à venir sur scène où il fut présenté par Vincent Rousseau. Ce dernier rappela qu’architecte et historien de l’architecture, Olivier Cinqualbre est conservateur du patrimoine et chef du musée national d’Art moderne Centre de création industrielle, au centre Pompidou. Commissaire de nombreuses expositions, il dirigea un grand nombre de catalogues concernant Pierre Chareau, Renzo Piano, Mallet-Stevens, Richard Rogers et Jean Prouvé.

Dans le livre primé, Jean Prouvé, bâtisseur, Olivier Cinqualbre rappelle que, représentant imaginatif de la modernité architecturale, ce créateur concilia créativité et prise en compte des évolutions techniques de son temps. Ses archives ont été conservées dans les collections de la bibliothèque Kandinsky. Fils du peintre et sculpteur Victor Prouvé, les difficultés financières de sa famille le contraignirent à abandonner ses études. Ferronnier, il travailla d’abord chez Émile Robert à Enghien, puis chez Paul Szabo, avant d’ouvrir son atelier de 1924 à Nancy. C’est la qu’il concevra l’une de ses premières réalisations, sa chaise inclinable en tôle d’acier plié laqué. Ses créations pour des édifices privés lui valurent des commandes par des architectes en renom comme Robert Mallet-Stevens pour les ferronneries escamotables de la villa Noailles.

Jean Prouvé – La maison tropicale

Avec Pierre Jeanneret, il participa à la réalisation de maisons légères puis répondit à des commandes du Ministère de la Reconstruction. Il conçut des systèmes de façades légères exploitant le principe du profil raidisseur. La diversification de ses activités le conduisit à collaborer aux travaux de nombreux architectes et ingénieurs, exploitant notamment l’aluminium dans la conception des bâtiments. Titulaire de la chaire d’Arts appliqués du Conservatoire national des arts et métiers de Paris de 1957 à 1970, il expérimenta à la fin de sa carrière l’utilisation de nouveaux matériaux pour la construction. Il sera nommé président du jury international pour le concours du Centre national d’art et de culture voulu par le président Georges Pompidou et présidera le cercle d’études architecturales de 1971 à 1977.

e gauche à droite : Olivier Cinqualbre, Noëlle Ménard et François-Régis Bouyer

Au terme de cette présentation, François-Régis Bouyer, mécène du prix et dirigeant de Bâtisseurs d’avenir, fut appelé afin de remettre le prix au lauréat. Le chancelier Noëlle Ménard le remercia pour sa contribution effective à ce prix, avant de féliciter le lauréat.

A la fin de la séance solennelle du 18 décembre, les membres de l’Académie, le lauréat du Prix Robert Le Ricolais et l’ensemble du public présent furent conviés par le chancellier Noëlle Ménard au vin d’honneur offert par la mairie de Nantes, dans le foyer du théâtre.

15/11/2018 : 20ème anniversaire du Café littéraire

Jeudi 15 novembre 2018 à 14h15
au CCO – Tour Bretagne

Le 20ème anniversaire du Café littéraire aura lieu au CCO avec la participation exceptionnelle de Jean-Joseph Julaud

Au programme :  LES LIVRES DE LA RENTRÉE animé par Stéphanie  HANET

14h15-14h25 : Les livres de l’Ouest

Actualité des livres en région, préparée par Jean-Yves Paumier et Noëlle Ménard

  • Jean-Yves Paumier
    • Thierry Montauriol. Le roi Chocolat
      • GaÏa
  • Noëlle Ménard
    • Henri Lopes. Il est déjà demain
      • JC Lattès

14h25-15h 15- Les livres de la rentrée

  • Henri Copin
    • Estelle Sarah Bulle. Là où les chiens aboient par la queue
      • Liana Levi
  • Joël Cornet
    • Jérôme Attal. 37, étoiles filantes
      • Laffont
  •  Tifenn Rousseau
    • Julia Kerninon. Ma dévotion
      • Rouergue
  •  Jean Doucet
    • Tiffany Tavernier. Roissy
      • Wespieser
  •  Stéphanie Hanet
    • Serge Joncour. Chien-loup
      • Flammarion

15h15- 16h  : 20° anniversaire du Café littéraire

Quartier libre à Jean-Joseph Julaud avec Jean Amyot d’Inville, et l’équipe du Café.

Jean-Joseph Julaud est l’auteur de nombreux best-sellers dont l’Histoire de France pour les nuls. Il est membre de l’Académie littéraire de Bretagne et des Pays de la Loire.

Le Café littéraire  a été imaginé en 1998 par Catherine Decours, Jean Amyot d’Inville et Jean-Yves Paumier

Avec le concours des Livres de l’Ouest, des Bibliothèques pour tous, de l’Académie littéraire de Bretagne et des Pays de la Loire, de la librairie Coiffard et du CCO.

 Prochains Cafés

  • Jeudi 7 février 2019
    • Les livres d’ailleurs
    • Animation Ghislaine Lejard
  • Jeudi 28 mars 2019
    • Les livres d’histoire et les biographies
    • Animation Noëlle Ménard
  • Jeudi 6 juin 2019
    • Les livres de l’été
    • Animation Jean Amyot d’Inville

30/10/2018 : Dictée Jules Verne

Comme chaque année, l’Académie littéraire de Bretagne et des Pays de la Loire a organisé le 30 octobre dans l’auditorium de l’Hôtel du Département la traditionnelle dictée Jules Verne.

Jean-Pierre Colignon, membre de l’Académie, ancien chef du service correction du journal Le Monde, préparateur de l’épreuve, avait retenu cette année le thème du Canal de Nantes à Brest.

Cette épreuve, organisée avec le soutien du Conseil départemental de Loire-Atlantique, distingue deux catégories de participants, jeunes et adultes.

17/05/2018 : Prix littéraires 2018

Jeudi 17 mai 2018 à 18h00

Hôtel du Département – Quai Ceineray – 44000 Nantes

A l’invitation de Philippe Grosvalet, Président du conseil départemental de Loire-Atlantique, Noëlle Ménard, Chancelier, et les membres de l’Académie littéraire de Bretagne et des Pays de la Loire procèderont à la remise des Prix littéraires 2018.

  • Prix de Loire-Atlantique documentaire. Il sera décerné à Tugdual de Langlais pour son livre Marie-Étienne Peltier : Capitaine corsaire de la République (1762-1810), publié aux Éditions Coiffard.

Après quinze années de recherche pour rassembler les traces familiales aux archives de Cherbourg, à Aix-en-Provence et à Paris, Tugdual de Langlais évoque l’existence de son ancêtre Marie-Etienne Peltier.

Fils de l’armateur nantais Jean Peltier Dudoyer(sujet d’un précédent ouvrage du même auteur, Jean-Marie Peltier L’armateur préféré de Beaumarchais) Marie-Etienne Peltier exerça un rôle important lors de la révolution américaine. Il commanda La Virginie puis le Hussard en 1798 et effectua 7 prises anglaise lors de ses voyages. Pendant la République, le Directoire et le Consulat, il mena une vie d’aventures en Amérique du Nord, aux Antilles, aux Canaries et à Madagascar. En 1800, il épousa à Paris Anne Rivière-Souchères. Ce corsaire de la République mourra à Madagascar vers 1819.

  • Prix Yves Cosson de poésie : Il sera décerné à Luce Guilbaud pour l’ensemble de son œuvre.

Née à Jard-sur-Mer en Vendée en 1941, Luce Guilbaud a vécu en Guyane avant d’exercer son activité d’enseignante (CAPES d’arts plastiques et agrégation) dans le Loiret, près de Montargis. Revenue en 2002 dans le sud de la Vendée, elle se consacre à l’écriture, à la peinture et à la gravure. Elle a publié son premier recueil de poèmes La mutation des racines en 1975. En 2016, une exposition de ses œuvres plastiques et de ses livres d’artiste, intitulée Le Sillage éveillé, a eu lieu à la maison Julien Gracq de Saint-Florent le Vieil.

  • Publications récentes :
    • Livres
      • Mère ou l’autre, Tarabuste, 2014.
      • Vent de leur nom, Henry, 2015.
      • Dans mes filets, Ficelle, Rougier, février 2016.
    • Ouvrages écrits et illustrés
      • Renouées (Amandine Marembert et Luce Guilbaud), Les éditions du petit pois, 2014.
      • Le Sourire du scarabée, La renarde rouge, 2014.
      • Aux quatre orients le fleuve, Vagamundo, 2015.
    • Ouvrages illustrés
      • Yves-Jacques Bouin,Elle ne passe jamais bien loin, Mazette, 2010.
      • Danielle Terrien,Traces vertes, Rougier, Ficelle, 2010.
      • Cécile Oumhani,Cités d’oiseaux, La lune bleue, 2011.
  • Laisse de mer

 » La mer lève un peu ses secrets
met à nu ses dentelles effrangées
dévoile ses débâcles à cru
os de petite sirène nacrés de perles
et
les jupes de ma grand-mère
en lambeaux de sel
et
cris cohortes carapaces creuses
âmes vidées aux corps morts enchaînées
sur le rivage dévêtu/ la laisse de soif
promesses abandonnées
pauvres trésors des trépasséset toi allant par bris de coquillages
vers d’autres marées. »

11/06/2018 : Grand prix Jules Verne 2018

La première phase de pré-sélection des ouvrages en compétition a conduit les membres du jury présidé par Christian Robin à retenir cinq ouvrages en sélection finale :

  • Christian Buchet
    • La grande histoire de la mer
      • Cherche-Midi
  • François Chevalier
    • Les routes maritimes
      • E/P/A (Hachette Livre)
  • Arnaud de la Grange
    • Les vents noirs
      • Lattès
  • Anthony Poiraudeau
    • Churchill Manitoba
      • Incultes
  • Victor Pouchet
    • Pourquoi les oiseaux meurent
      • Finitude

Le vote exprimé par les membres du jury du Grand prix Jules Verne attribue ce dernier à Arnaud de La Grange pour Les Vents noirs. Son prix lui sera remis le lundi 11 juin 2018, lors de la séance solennelle de l’Académie qui aura lieu à 17h00, salle Francine Vasse, rue Colbert, à Nantes.

Ce premier roman est un récit épique aux confins du territoire ouïgour du Taklamatan et de la Sibérie. Son personnage, Verken – un officier français – s’est rendu dans cette région du monde avec le bataillon colonial sibérien constitué en 1918 pour soutenir l’armée blanche. Après la fin de la guerre, il part à la recherche de l’archéologue Émile Thelliot, qui s’est perdu dans une quête inaccessible, la démonstration d’une race indo-européenne oubliée dans les régions désertiques.

Collaborateur au quotidien Le Figaro, Arnaud de La Grange exerce le métier de journaliste. Il fut d’abord chargé de mission au Secrétariat général de la Défense nationale (SGDN) – organisme interministériel héritier du secrétariat du Conseil supérieur de la défense nationale – point de convergence des dossiers concernant la sécurité intérieure et extérieure de la France.

Il a rejoint en 1995 le service étranger du journal Le Figaro, où il s’occupe des questions stratégiques et de défense. Puis il fut responsable à Pékin de la Chine et d’une partie de l’Asie. Correspondant pendant cinq ans dans le Turkestan chinois, l’une des régions parmi les plus reculés du monde, il a contribué, en tant que coauteur, à cinq ouvrages. Avec Jean-Marc Balencie, il a notamment publié en 1996 une encyclopédie des conflits intitulée Mondes rebelles, et Les guerres bâtardes, en 2008.

Prix de l’Académie 2018

Une première phase de pré-sélection a conduit les membres du jury présidé par Ghislaine Lejard à retenir les sept ouvrages suivants pour la sélection finale :

  • Jean-Luc Bannalec
    • L’inconnu du Port Belon
      • Presses de la Cité
  • Thomas Giraud
    • La ballade silencieuse
      • La contre-allée
  • Teodoro Gilabert
    • Je transgresserai les frontières
      • Buchet Chastel
  • Marion Guillot
    • C’est moi
      • Éditions de Minuit
  • Jean-Pierre Le Dantec
    • Le disparu
      • Gallimard
  • Marie Le Gall
    • Mon étrange sœur
      • Grasset
  • Arnaud Le Guilcher
    • Du tout au tout
      • Robert Laffont

Le vote exprimé par les membres du jury du Prix de l’Académie littéraire de Bretagne et des Pays de la Loire attribue ce dernier à Jean-Pierre Le Dantec pour Le disparu.

Auteur d’une vingtaine d’ouvrages mais aussi d’émissions de radio et de télévision, le costarmoricain Jean-Pierre Le Dantec est originaire de Plufur, dans l’arrondissement de Lannion et le canton de Plestin-les-Grèves. Il est né le 14 mars 1943. Diplômé en 1966 de l’École centrale de Paris, il eut pour camarade de promotion le chanteur Antoine. Il intervint lors du colloque Bretagne et autogestion, organisé les 23 et 24 juin 1973 à Mûr-de-Bretagne, large confrontation d’idées à l’initiative de militants politiques, syndicaux et associatifs bretons.

Avec Michel Le Bris, il contribua en 1974 à la création de la collection « La France sauvage » chez Gallimard. Il publia cette même année Bretagne, Re-naissance d’un peuple. Pour le même éditeur, il anima la collection Les Presses d’aujourd’hui, dans laquelle sera édité Les dangers du soleil. Toujours chez Gallimard, il publia en 2015 Un héros, évocation de George Guingouin – l’une des figures héroïques de la résistance. L’ouvrage décrit la métamorphose d’un instituteur en chef de guerre, organisateur du premier maquis de France.

Après avoir enseigné les mathématiques, il fut le directeur de l’École d’architecture de Paris La Villette de 2000 à 2006. Architecte urbaniste, il assura la direction scientifique de l’équipe de Roland Castro lors de la consultation internationale sur l’avenir du grand Paris organisée par le ministère de la Culture fin 2007. Dix équipes pluridisciplinaires furent sélectionnées afin de produire des éléments prospectifs sur l’avenir de l’agglomération parisienne. Entre 2008 et 2009, son équipe formula une analyse et des recommandations autour du concept de devoir d’urbanité.

Jean-Pierre Le Dantec est aussi l’auteur de nombreux ouvrages d’essai sur l’art des jardins et sur le paysage dont Le Sauvage et le Régulier : Art des jardins et paysagisme en France au XXe siècle (2002), Splendeur des jardins de Paris, Jardins et Paysages : Une anthologie (2003).

25/10/2017 : Dictée Jules Verne au Conseil départemental

25 Octobre 2017 à 14h00, à l’Hôtel du Département

3 Quai Ceineray, 44000 – Nantes

Organisée par le Conseil départemental de Loire-Atlantique et l’Académie littéraire de Bretagne et des Pays de la Loire, cette treizième dictée est proposée par Jean-Pierre Colignon, lui même membre d’honneur de l’académie. Les personnes intéressés sont invités :

  • à s’inscrire jusqu’au 24 octobre 2016 par téléphone au 02 40 99 12 77
  • et à venir le mercredi 25 octobre au Conseil départemental (Salle du Conseil).

Il est précisé que les copies seront strictement anonymes. Les juniors sont les bienvenus s’ils souhaitent concourir de même que les personnes susceptibles de participer à la correction des copies.

Dictée de Jean-Pierre Colignon - Nantes

Photo Conseil départemental de Loire-Atlantique

Correcteur d’imprimerie, d’édition, puis de presse, Jean-Pierre Colignon fut durant une vingtaine d’années le chef du service correction du journal Le Monde. Depuis 2002, il a conjugué les fonctions de rédacteur, d’auteur de chroniques langagières, et de critique littéraire. Au sein de la direction générale des rédactions du groupe Le Monde, il fut le conseiller linguistique pour l’ensemble des journaux.

Membre de trois commissions ministérielles de terminologie (ministère de la Culture et de la Communication, ministère des Affaires étrangères, ministère de l’Economie, des Finances et de l’Industrie) et du COSLA (Comité pour la simplification du langage administratif – Modernisation de l’Etat), il participe aux actions de la Délégation générale à la langue française et aux langues de France.