Cahiers de l’Académie

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Les Cahiers de l’Académie

Chaque année depuis 1964, l’Académie littéraire de Bretagne publie au mois de décembre, un ouvrage collectif écrit sur un thème défini sur un thème propre à notre région. Chaque académicien traite le sujet en toute liberté, avec sa sensibilité. Les cahiers sont ainsi des recueils à facettes multiples dont l’originalité est soulignée par les lecteurs. Les Cahiers retracent les activités de l’Académie sur l’année.


Cahiers 2020 de l’Académie

Des adolescences d’autrefois (par Noëlle Ménard)

Depuis 1964, l’Académie publie chaque année un Cahier ayant un thème différent. En feuilletant cette collection, on découvre de nombreux textes ayant trait à l’enfance et à la jeunesse des membres de l’Académie

Ne pouvant tous les reprendre, j’ai préféré en choisir quatre pour leur caractère emblématique. Tout d’abord, Georges Aubin, embarqué sur un trois-mâts à l’âge de quatorze ans qui fut l’un des derniers cap-horniers de Nantes. Victoire Durand-Gasselin Friésé, première femme architecte à Nantes. Maurice Pôté, organiste, ami d’Olivier Messiaen. Enfin, plus près de nous le compositeur Roger Tessier, élève du Collège moderne rue de Bel-air (le Colmo), établissement mal considéré, car on y passait son bac dans les séries dites modernes, c’est-à-dire sans grec ni latin. Paul Louis Rossi y fit également toute sa scolarité.

 Georges Aubin[1], cap-hornier, capitaine au long-cours et écrivain de marine, est né à  Trentemoult le 9 juin 1889 dans  une famille de marins[2].

« J’avais atteint depuis quelques mois l’âge de quatorze ans et venais d’entrer en seconde moderne chez les bons frères Saint-Joseph de Bel-air à Nantes, lorsque des circonstances imprévues autant que douloureuses m’obligèrent à interrompre mes études. Mon grand-père maternel, qui à Trentemoult, mon pays natal possédait une solide réputation d’homme de bon sens et qui m’aimait par dessus tout car je voulais être marin, comme lui, me dit d’une voix mal assurée où tremblait une amorce de sanglot :

– Mon petit gars, tu sais que jusqu’à présent nous avons fait l’impossible pour que tu continues tes études…Tu nous en as récompensé en obtenant de bonnes notes…mais  tu es assez grand pour voir les choses en face, sous leur vrai jour et pour comprendre la situation…il faut que tu prennes un métier.

« J’ai  parlé à M.P ….il y aura sans dote un embarquement pour toi, comme mousse, à bord du trois-mâts Saint-Jean en achèvement aux Chantiers de la Loire. Tu iras le voir… »

Le jeune garçon embarqua à Nantes, en 1903 sur le Saint-Jean. Ce trois-mâts devait  prendre une cargaison de blé à San Francisco, avant Capetown en Afrique du Sud. De là repartirait à Rangoon (Birmanie) et New York. Ensuite le navire ferait escale à Valparaiso (Chili) et  à Yokohama (Japon) pour revenir à Nantes par l’île Maurice. En tout vingt-huit mois de voyage.

Le mousse apprenait un métier particulièrement difficile car il fallait monter par tous les temps dans la mâture et subir les quolibets de l’équipage qui n’était pas tendre avec les jeunes.

« Pour eux qui de leur œil ironique mais sévère m’avaient jugé à la besogne, je n’étais déjà plus le mousse protégé…le mousse aux mains blanches, ces mains que, dès le premier jour de mer, et par pur désir de me vexer, le bosco m’avait fait plonger dans du coaltar, pour un travail qui n’était pas de mon ressort qui me répugnait instinctivement.3

Pour la première fois, il passe le Cap Horn et affronte un terrible ouragan. Malgré la rudesse de l’apprentissage, Georges Aubin écrit 

« Et lorsque nous débarquâmes du petit vapeur qui nous ramenait à Trentemoult, je jetai un long regard sur les quais de Nantes que je prenais en enfilade et où étaient amarrés de magnifiques voiliers, semblables en tout point à celui que je venais de quitter et qui si rudement ‘avait fait entrer le métier dans le corps. Et oubliant les misères et les sacrifices de ces longs 28 mois de voyage, je compris que la mer m’avait à jamais envoûté ».

Après cet embarquement, Georges Aubin gravit tous les échelons pour devenir en 1914, capitaine au long-cours. Au moment de la déclaration de guerre il commande le cargo Marguerite qui réquisitionné rencontra deux sous-marins ennemis Après les hostilités Georges Aubin commanda  trois grands les navires Il sauva l’équipage du navire espagnol Luisa en Méditerranée ainsi qu’un boutre tunisien. Il devient écrivain de marine avec de nombreux ouvrages dont La mer douce et cruelle, Un cap-hornier autour du monde etc…

 Victoire Durand-Gasselin est née à Nantes en 1908 dans une famille de la grande bourgeoisie protestante. Dotée d’une forte personnalité elle fut la première femme architecte DPLG de la ville. Dans un article publié en 1989[3], Victoire Friésé Durand-Gasselin évoque son enfance à Nantes au début du XXe siècle, dans cette famille nantaise habituée à voyager.

« Dans le milieu social où j’ai vécu mes jeunes années, il était courant d’avoir une gouvernante allemande ou anglaise pour les enfants. Dans ce temps-là, on apprenait à lire et à écrire vers quatre ans et demi, cinq ans. Mon instruction a été double. Chose curieuse si je n’ai aucun souvenir des leçons de français que me donnait ma mère, je me rappelle parfaitement des leçons d’allemand prises avec ma gouvernante…

Ma sœur, moi, Fräulein et notre petit fox-terrier vivions dans notre univers particulier : deux chambres, un cabinet de toilette, un grand placard à robes et à jouets où l’on m’enfermait quand je faisais  une colère ».

Victoire est scolarisée à huit ans, quoique protestante, dans un cours privé près de la Préfecture : « ma mère ne voulait pas que ma sœur et moi allions au lycée comme nos cousines parce qu’on s’y tutoyait et maman désapprouvait ces familiarités ».

En tant que protestante, Victoire est dispensée de certaines prières.

« Je suis restée au cours jusqu’à ce que je rentre au Lycée en seconde » ou dit-elle « Mes études n’ont pas été très brillantes, je l’avoue …Je dois dire que mes parents ne m’ont guère encourage à poursuivre des études en vue de choisir un métier ? Ce n’était  pas  l’habitude dans notre entourage ».

Malgré tout, après une année en Allemagne et une autre en Angleterre, Victoire Durand-Gasselin décide de suivre des cours de dessin aux Beaux-arts de Nantes ainsi que les cours d’architecture des « garçons » qui préparaient le concours d’admission à l’École nationale supérieure des Beaux-arts de Paris.

« J’y voyais la possibilité de concrétiser un goût latent que j’avais pour l’Architecture, mais je ne savais pas comment le réaliser. Je me contentais de dessiner sur les buvards de mes amies la maison de leurs rêves : l’une voulait un château-fort, une autre voulait avoir des divans dans toutes les pièces ! »

Les études d’architecte étaient particulièrement délicates pour une jeune fille en raison de l’ambiance de corps de garde qui régnait alors dans les ateliers. Mais cela ne rebuta pas jamais Victoire. Celle-ci a construit beaucoup avec son mari Charles Friésé. On lui doit en particulier le Temple protestant de Nantes, et  l’école primaire du Chêne d’Aron.

Maurice Pôté, organiste, est né à Angers en 1909[4]. Il fait toutes ses études au Lycée de Nantes, parallèlement à des études musicales au Conservatoire. Il a eu comme professeur Gontran Arcouët[5], pianiste de renommée mondiale et père de Serge Arcouët, plus connu sous le nom de Serge Laforest, auteur de romans policiers et membre de l’Académie.

« Ah, ces cours de la classe de piano supérieur de Gontran Arcouët, je ne les oublierai jamais. Ils avaient lieu le soir de vingt à vingt-deux heures : nous étions quatre garçons sensiblement du même âge, aussi affamés de musique les uns que les autres…Là, Gontran Arcouët y était l’officiant. Il avait, à ce moment-là, la quarantaine bien passée. Dans la plénitude de son talent et de sa renommée. Moyen de taille, avec une petite moustache courte et une chevelure léonine d’un châtain tirant sur le roux, un regard bleu si j’en crois mes souvenirs, avec une éternelle cigarette aux lèvres. La démarche souple, comme hésitante il se glissait entre les pianos, s’asseyait à un bout de la classe et là commençait notre supplice… Alors, après l’exécution malhabile de telle ou telle étude ou de tel impromptu de Chopin, de quelques pièces de Schumann ou d’une quelconque rhapsodie de Liszt, Arcouêt nous ayant raconté mille choses sur l’auteur et sur l’œuvre, il se mettait au piano et tous, réunis autour de lui, il nous interprétait avec une aisance qui nous stupéfiait, ce que nous venions d’annoncer semblant nous dire : « Voyez, c’est si facile… faites comme moi »…

Certes après ces classes exaltantes pour les néophytes que nous étions, il y eut celles du bon père Ladmirault si riches d’enseignement puis, plus tard, au Conservatoire National supérieur de Musique de Paris, les cours magistraux de Norbert Dufourcq et d’Olivier Messiaen ; mais la clef d’or qui nous avait ouvert le domaine enchanté c’était Gontran Arcouët qui en avait le secret, qui nous avait fait naître à une vie nouvelle, qui nous avait fait naître à la Musique ».

Maurice Pôté, fut également le condisciple et l’ami d’Olivier Messiaen dans la classe de 7ème de François Farineau au Lycée ce Nantes (1918-1919).

« Aussi est-ce avec une curiosité admirative que nous vîmes un certain matin d’octobre, un officier dans la tenue kaki des interprètes de l’armée anglaise, entrer dans notre classe pour présenter son fils en longue pèlerine bleue, tenue classique des écoliers d’alors : Olivier Messiaen !

Habitant 7 place des Enfants nantais, devant l’église Saint-Donatien non loin de notre maison, il fut vite incorporé dans la cohorte de Mme Dohollau, et c’est ainsi qu’entrant dans mon amitié, j’appris rapidement qu’il venait de Grenoble où il était réfugié avec sa mère et son jeune frère chez un membre de sa famille, pendant que son père professeur d’anglais était mobilisé, et que ce dernier, nommé professeur au Lycée de Nantes dès 1914, venait, non encore rendu à la vie civile, prendre son poste à notre Lycée…

C’était un autre monde qui entrait dans notre petit cercle de jeunes potaches. Déjà centré sur la musique, elle était la principale préoccupation d’Olivier, recevant des leçons de piano, déchiffrage, harmonie de divers professeurs…Musicien ! Quelle révélation : pour moi, surtout qui ânonnais alors quelque méthode de piano ! Et ma surprise ne fut pas petite quand, un jour d’abandon, il m’avoua le désir de devenir compositeur ».

Roger Tessier, compositeur[6], est né en 1939, à Nantes, dans une famille de musiciens, son père ayant obtenu un premier prix de violoncelle au Conservatoire. Dès son plus jeune âge, Roger commença à chanter dans le chœur d’enfants de l’église Saint-Similien. Au début de l’année scolaire 1945-46, Roger Tessier est confié à la violoncelliste Madeleine Joxe, (rue Santeuil) qui avait déjà eu son père comme élève. Roger sentit qu’il n’avait aucune attirance pour le violoncelle et pire, que le solfège lui était très pénible…. Il écrit :

  • 1950 à Nantes : un lieu, la rue Harrouys, le conservatoire, la classe de Roland Laffra, éminent professeur de violoncelle qui ne m’a pas donné l’amour du violoncelle mais celui de la musique, je devrais dire la ferveur de la musique.
  • 1954 : Jeune adolescent fréquentant le Collège moderne, de la rue de Bel-air, un jour d’illumination lorsque le jeune professeur de français ouvre un recueil de poésie, à la demandé des élèves, intitulé « À cloche-cœur ».

Yves Cosson , le poète, lit avec sa voix déjà cassée son poème «  Paludiers de la nuit », écrit en 1952 à  Guérande.

« Lumière attardée aux râteaux des paluds
Le soleil des saisons desséchera ma chair
Pour t’absorber enfin
Âme autre âme moi
Craquelée de désir »

Un autre professeur du Collège moderne, Madame Madigou, l’initia en classe de 3ème à la composition, car le jeune Roger n’avait qu’une idée en tête : composer.

Après avoir obtenu son baccalauréat, Roger Tessier poursuit  des études de musique à l’École normale de musique de Paris. En 1959, diplôme en poche, Roger Tessier devint professeur de musique Il  eut la chance de devenir l’élève d’Olivier Messiaen au Conservatoire national supérieur de musique de Paris. La musique de Messiaen a été pour Roger Tessier un choc. « Les trois petites liturgies de la présence divine sont dit-il des enluminures musicales ».

En 1963, Roger Tessier fait jouer à la salle Cortot de l’École normale de musique de Paris, en présence d’Olivier Messiaen, sa première œuvre. Il s’agit de la Sonate pour violoncelle et piano Opus 1.  À partir des années 1970, Roger Tessier partagea son temps entre l’enseignement et l’écriture. En 1971, il rencontra Tristan Murail, avec qui il cofonda l’ensemble de musique contemporaine Itinéraire (1974). Itinéraire s’est imposé comme une des références majeures du monde musical contemporain.

Roger Tessier[7] est nommé en 1980, responsable de l’organisation des concerts pédagogiques de l’Académie de Versailles. Il est élu secrétaire général de la section française de la Société Internationale de Musique Contemporaine. t. En 1982, il est nommé directeur du festival des Musiques du XXe siècle à Angers, puis du Conservatoire de cette ville avant de prendre la direction du Conservatoire Darius Milhaud à Paris. Son œuvre musicale fait l’objet de colloques universitaires.

[1] Officier de la Légion d’honneur à titre militaire, Commandeur du Mérite maritime et membre de l’Académie de marine, il obtint en 1977 le Grand prix de la mer décerné par l’Association des écrivains de langue française.

[2] Cahier 1979. Enfances.

[3] Cahier 1989. Écoliers de Nantes et d’ailleurs.

[4] Cahier 1982. Initiations ; Cahier 1989.Écoliers de Nantes et d’ailleurs ; Georges. Site du Comité d’histoire du Lycée Clemenceau. Nantes.

[5] Gontran Arcouët est né en 1883 à Nantes. Au Conservatoire de Paris, il obtint en 1899 une médaille de piano dans la classe de Deltombe. En 1900 il étudie avec Louis Diémer et obtint à seize ans et demi en 1902, un premier prix. Il reçut les conseils de Ignacy Jan Paderewski, travailla avec Francis Planté et avec Giovanni Sgambati à Rome, ainsi qu’avec Theodor Leschetisky et Robert Fischhof à Vienne. Lorsque la famille du jeune Olivier Messiaen s’installa à Nantes, c’est tout naturellement qu’elle fit la connaissance de Gontran Arcouët, alors professeur au Conservatoire et de Jehan de Gibon qui lui donnera ses premiers cours d’harmonie.

[6] Cahier 2015. Musique(s).

[7] Roger Tessier est chevalier des Arts et lettres, Lauréat de la Fondation de France, Prix Jacques Durand et Prix Florent Schmitt de l’Académie des Beaux-arts (Institut de France), Grand prix de l’Académie Charles Cros, lauréat de la Fondation Laurent Vibert (la Villa Médicis hors-les-murs), etc.


Cahier 2019 de l’Académie

Le polar s’écrit à l’Ouest

Il revint à Jean-François Caraes, coordonnateur de la publication de l’académie de présenter de façon humoristique et dynamique l’édition 2019 des Cahiers de l’académie, intitulée Le polar s’écrit à l’Ouest. Dans cette œuvre collective, les académiciens se sont livrés avec leur fantaisie et leur imagination coutumière à toutes sortes d’investigation autour des auteurs de romans-policiers, afin de livrer des témoignages, des enquêtes et des faits divers, ainsi que des digressions sur des thématiques poétiques ou littéraires liées au sujet. Jean-François Caraes rappela à grands traits les éléments les plus significatifs de cette publication qui constitue l’un des temps forts de l’activité de l’académie, en parallèle de ses autres actions régulières.


Cahiers 2018 de l’Académie (n°54)

Jardins de Loire et d’ailleurs
L’Académie passe aux jardins

Comme le précisait Noëlle MENARD dans l’éditorial de cette nouvelle édition :

 » En 1917, l’Académie a vécu à l’Heure américaine et a fêté Michel Chaillou et Yves Cosson, à travers La Loire au cœur. Afin de changer d’univers, en 2018, nos confrères ont choisi de se transformer en jardiniers littéraires et de proposer à nos lecteurs de multiples découvertes, Nantes et Angers ayant la chance d’être au palmarès des villes les plus vertes de France. Ce patrimoine exceptionnel (300 000 arbres répertoriés à Nantes) est plus que jamais un enjeu de société. Aussi est-ce avec la main verte que les membres de l’Académie se sont penchés sur  les jardins d’ici et d’ailleurs, les réels comme les imaginaires, les plus extraordinaires comme les plus proches ou les plus lointains. Cette exploration littéraire mènera à Villandry, ou sur les bords de la Loire en compagnie de Julien Gracq et de Michel Tournier, mais également au Croisic, ou dans les jardins familiaux sans omettre le célèbre Jardin des Plantes de Nantes. Sont évoqués les Horizons perdus de Paul Claudel et Victor Segalen, les jardins andalous de Grenade, le jardin d’eau du peintre Pierre Perron, la Cinquième saison du poète Yves Cosson, et bien d’autres recherches historiques, plastiques et littéraires sans oublier le projet Étoile verte destiné à préserver une très grande biodiversité dans les parcs et les jardins nantais. »

Au sommaire :

  • Jean AMYOT d’INVILLE :
    • Les racines d’Henri Carvallo
    • La brouette du futur général
  • Patrick BARBIER :
    • Théâtralité et symbolique des jardins Renaissance et Baroque
    • Nantes, 1917 : Une vie musicale à tout prix.
  • Jacques BOISLEVE : Jardins des arts, jardins des lettres
  • Gaston BOUATCHIDZE : Un ange nage
  • Eric CHARTIER : Robert, marquis de Goulaine
  • Henri COPIN : Hortus conclusus
  • Antoine GEORGE : Le jardin japonais de l’île de Versailles
  • Michel GERMAIN : Le jardin du peintre
  • Ghislaine LEJARD-BLETEAU :
    • Le temps des arbres d’Izabela Matos.
    • Collages.
  • Jean-Louis LITERS : Vendredi m’a sauvé !
  • Noëlle MENARD :
    • Les jardins du paradis
    • La cinquième saison d’Yves Cosson
  • Paul MORIN : Le jardin des plantes de Nantes.
  • Xavier NOEL :
    • Portfolio photographique : « Jardins d’intérieurs »
    • Le regard transfiguré
  • Jean-Yves PAUMIER : L’espion qui ramène sa fraise
  • Pierre PERRON : Clin d’œil
  • Malika PONDEVIE : Jardins d’ici et d’ailleurs
  • Paul-Louis ROSSI : Les horizons perdus : Victor Segalen et Paul Claudel
  • Olivier SAUZEREAU : Images insolites
  • Michel VALMER : Nantes, une ville dans un jardin

Cahiers 2017 de l’Académie (n°53)

1917 : L’heure américaine

Editorial de Noëlle Ménard

« 1917 Cela fait cent ans que l’entrée en guerre des Etats-Unis a complètement changé le cours de la guerre de 1914. De juin à octobre 1917, 80 000 soldats américains ont transité par Saint-Nazaire puis par Brest.

L’Académie a choisi d’évoquer dans un Cahier spécial cette année décisive, ayant parmi ses membres d’éminents spécialistes comme Yves-Henri Nouailhat qui a écrit une thèse sur le sujet et Philippe Hervouët, qui a travaillé sur l’arrivée du jazz à Nantes. Les contributions de Jean Amyot d’Inville, Henri Copin, Michel Germain, Jean-Louis Liters, Paul Morin, Jean-Yves Paumier, Paul Morin, Vincent Rousseau, Olivier Sauzereau, Michel Valmer vont apporter des éléments inédits sur cette année charnière.

Au sommaire également : Paul Louis Rossi, Dominique Barberis, Pierre Péan, Jean Rouaud, Alix de Saint-André, Gaston Bouatchidzé, Jacques Santrot, Malika Pondevie, Yves Horeau. Michel Germain de son côté présente l’Atelier d’écriture de Michel Ragon. Et en prime, les interviews de Xavier Noël, de Françoise Nicol, et de Michel Valmer, nouveaux membres de l’Académie. Des nombreuses photos illustrent ces propos.

L’Académie se renouvelle en s’inscrivant dans son temps et en multipliant les partenariats comme celui initié avec l’Université permanente de Nantes, la compagnie Science 89 pour célébrer en 2017 Michel Chaillou et Yves Cosson à travers La Loire au cœur. Le 21 mars 2017 aura lieu la création mondiale des deux oratorios de David Chaillou et Roger Tessier, sur des poèmes de Michel Chaillou et d’Yves Cosson à la salle Francine Vasse. Soixante-quinze associations participent à ce projet innovant.

Je remercie plus particulièrement Antoine George, Michel Germain et Henri Copin de prendre en charge l’édition de ces Cahiers. Il faut également saluer la Mairie de Nantes, le Conseil départemental de Loire-Atlantique qui nous soutiennent depuis toujours, sans oublier les Amis de l’Académie. Sans eux, rien ne serait possible. »

Au sommaire :

  • Yves-Henri NOUILHAT : L’entrée en guerre des États-Unis en 1917
  • Jean AMYOT d’INVILLE et Daniel GARNIER : L’année 1917 en France, vue par la presse
  • Dominique BARBERIS : Cent vues de Noirmoutier
  • Jacques BOISLEVE : Manon et son double
  • Gaston BOUATCHIDZE : Carte blanche à Kenneth White
  • Eric CHARTIER : Le Marais Breton dans les annes 50
  • Henri COPIN :
    • Les Lettres de guerre de Jacques Vaché : naissance d’un archange
    • Alain MABANCKOU : un sapeur au Collège de France
  • Michel GERMAIN :
    • 26 juin 1917, Les bateaux de la liberté
    • L’atelier d’écriture de Michel Ragon
  • Antoine GEORGE :
    • Michel Valmer, le grand arpenteur d’éphémère
    • Xavier Noël, le talentueux bienveillant
  • Armel GIRARD-LAMAURY : Sa première citation
  • Yves HOREAU : Le bonheur est dans le pré
  • Ghislaine LEJARD : Jean-Louis Couturier : Un auteur à la croisée des chemins
  • Jean-Louis LITERS : Cendres de nos rêves
  • Jean-Louis LITERS : Jacques Vaché et le « Groupe Surréaliste de Chicago »
  • Noëlle MENARD :
    • Françoise Nicol : du latin au livre d’art, un parcours singulier
    • Des hommes de goût. L’Académie Régence
  • Paul MORIN :
    • Le poète Albert-Paul Granier
    • La bibliothèque vivante du paysage
  • Jean-Yves PAUMIER : La base d’hydravions du Croisic
  • Pierre PEAN : Une religieuse de Sablé à Kergonan
  • Malika PONDEVIE : Noor Inayat Khan, Princesse et Espionne
  • Christian ROBIN : Jean Rouaud, un homme sensible et un talent atypique
  • Pual-Louis ROSSI : Hieronymus Bosch
  • Jean ROUAUD : Note d’intention pour un film sur René Guy Cadou
  • Vincent ROUSSEAU : Somewhere in France
  • Alix de SAINT-ANDRE : Le Cadre Noir de Saumur entre le sabre et le goupillon
  • Jacques SANTROT : Les doubles funérailles d’Anne de Bretagne
  • Olivier SAUZEREAU : Images insolites
  • Michel VALMER : C’hwezh pistrius ou Le souffle toxique

Cahiers 2016 de l’Académie (n°52)

  • Michel Ragon, une histoire nantaise

Cahier 2015_Couv simple

Sommaire du Cahier 2016

  • Noëlle Ménard : Tout doit changer pour que rien ne change

Dossier spécial Michel Ragon : une histoire nantaise

  • Vincent Rousseau : Une histoire nantaise
  • Amin Maalouf, de l’Académie française : Avec Michel Ragon
  • Michèle Chaillou : L’accent de l’amitié
  • Jacques Boislève : Un remarquable don d’ubiquité
  • Jean-Yves Paumier : Michel Ragon et Jules Verne
  • Henri Copin : Michel Ragon poète / Ma soeur aux yeux d’Asie

Focus

  • Henri Copin : Patrick Deville. Un écrivain qui voyage et fait voyager
  • Antoine George :
    • Vincent Rousseau, un inlassable historien des talents nantais
    • Patrick Barbier et la Rome baroque
  • Noëlle Ménard : Éric Fonteneau à Madrid
  • Jean Amyot d’Inville : Yves-Henri Nouailhat. Les États-Unis, ma seconde patrie
  • Roger Tessier : Le labyrinthe obscur ou le Quatuor à cordes n°2

Images

  • Malika Pondevie : La couleur du silence
  • Olivier Sauzereau : Éclipses aux îles Féroé

Rétroviseur

  • Jean-Louis Liters : Gengenbach, le « surréaliste ensoutané » à Nantes
  • Ghislaine Lejard : La revue Traces et Claude Serreau.
  • Arlette Chaumorcel, Jean-Claude Albert Coiffard : Les mots nous attendaient
  • Noëlle Ménard : A la recherche des Bretons de San Lucar de Barrameda

Libre cours à

  • Armel Girard-Lamaury : Arsenic et crêpes dentelles
  • Paul Morin : Propos du Septentrion
  • Jean-François Parot : Les terres du couchant de Julien Gracq
  • Paul Louis Rossi : Adelbert von Chamisso, l’homme qui a perdu son ombre
  • Michel Germain : Au fil du courant

Francophonie(s)

  • Henri Lopès : Le Méridional
  • Henri Copin. Contes du Cambodge

Echos d’ici et d’ailleurs

  • L’Académie
  • Les prix littéraires 2015
  • Les livres des académiciens en 2015

En 2015

  • Musiques

Cahiers Musique


En 2014

  • Hommages à Yves Cosson et Michel Luneau, disparus en 2012.

Cahiers Cosson


En 2013

  • Couleur

Cahiers Couleur


En 2012

  • La Francophonie.

Cahiers Francophonie


En 2010-2011

  • Armel de Wismes et Robert de Goulaine.

Cahiers de Wismes


En 2009

  • La Loire

Cahiers La Loire