Prix Yves Cosson de poésie

Responsable : Henri COPIN

  • Membres du Jury :

    • G. Bouatchidzé
    • H. Copin
    • E. Chartier
    • Gh. Lejard
    • P. Morin
    • M. Pondevie

Prix Yves Cosson de poésie 2020

Le prix de Poésie Yves Cosson 2020 de l’Académie littéraire de Bretagne et des Pays de la Loire est attribué à Paol Keineg, pour l’ensemble de son œuvre.

Il lui sera remis le 12 mai 2020 à 18 h au Conseil Départemental de Loire-Atlantique.

« Répondre à l’espoir que font naître les choses sans importance »

Né en 1944 à Quimerc’h (Finistère), Paol Keineg est un poète et dramaturge breton écrivant principalement en français. Il écrit aussi en breton et en anglais, et il traduit de ces deux langues. Son engagement politique dans la cause de l’émancipation bretonne a précédé son engagement poétique. En 1964, il figure parmi les fondateurs de l’Union Démocratique Bretonne ; à la fin de 1965, il écrit Le Poème du pays qui a faim, qui sera publié en 1967 au Pallet. Sa pièce Le printemps des Bonnets Rouges a été mise en scène par Jean-Marie Serreau, en 1972 et reprise en 1975. De 1975 à 1978, il a été directeur de la revue Bretagnes.

En 1974, il quitte la Bretagne pour les États-Unis, où il vit trente-cinq ans. En 1981, il obtient un Ph.D à Brown University, et enseigne dans plusieurs universités, dont Dartmouth, Brown, Duke. Il est professeur invité à Berkeley et Harvard. Depuis 2009, il vit de nouveau en Bretagne.

Dernières publications :

Terre lointaine (Apogée, 2004), Là et pas là (Lettres sur cour et le Temps qu’il fait, 2005), Les trucs sont démolis, une anthologie, 1967-2005 (Obsidiane et le Temps qu’il fait, 2008), Abalamour (Les Hauts-Fonds, 2012), Mauvaises langues, (Obsidiane, 2014), Johnny Onion descend de son vélo (Les Hauts-Fonds, 2019), Korriganiques, avec des gravures de Nicolas Fedorenko, (Folle avoine, 2019).


Prix Yves Cosson de poésie 2019

Le 14 mai 2019, l’Académie décernait à Jean Lavoué son prix de poésie Yves Cosson au Conseil Départemental de Loire Atlantique.

En préambule, et à la demande des membres du Groupe Poésie, Henri Copin a rappelé la nature et le sens de ce prix. « En venant je pensais au proverbe (possiblement) khmer qui dit : « si tu vois tout gris, déplace l’éléphant » et je me disais qu’en Loire-Atlantique, même si l’éléphant a des roulettes, mieux valait dire : « si tu vois tout gris, lis la poésie… »

Chers Amis, entendons d’abord quelques mots d’Yves Cosson lui-même :

« Passant pressé /ne hâte pas le pas / à tes côtés chemine le poète / c’est ton double badaud ».

Merci à vous d’être ici, passants patients, assis sous ce dôme du Conseil Départemental de Loire-Atlantique qui nous fait l’honneur de confier à notre Académie le soin de décerner chaque année un prix de Poésie, le Prix Yves Cosson, qu’il finance.

Qu’il en soit sincèrement remercié. Elles ne sont pas légion les institutions qui témoignent ainsi leur intérêt pour la poésie, et soutiennent cette forme de langage à la fois rare et familière, digne d’accompagner et d’éclairer chaque instant de nos vies et de nos destins.

Depuis 2003, date de création du Prix de Poésie, je voudrais rappeler le nom des lauréats. Ils se nomment Roland Halbert, Norbert Lelubre, Gilles Baudry, Serge Wellens, Jean-François Dubois, Gérard Legouic, Yves Leclair, Yvon Le Men (dernier lauréat du prix Goncourt de Poésie), Christian Bulting, Pierre Tanguy, Georges Drano, Jean-Pierre Boulic, Jean-Claude-Albert Coiffard et Arlette Chaumorcel, Bruno Doucey, Cécile Guivarch, Luce Guilbaud.

Et voici que Jean Lavoué rejoint aujourd’hui cette noble cohorte de poètes, couronnés pour l’ensemble de leur œuvre.

Au sein de l’Académie un petit groupe de passionnés se charge de lire, débattre, échanger, et choisir le ou la poète qui sera couronné par le prix. Nous l’avons nommé Yves Cosson, en hommage au poète nantais qui aurait cent ans aujourd’hui. Poète baignant dans la vie la plus ordinaire, qu’il éclaire de son lumineux rapport à l’autre, professeur immergé en poésie, passeur inlassable avec son scintillant sillage d’amis et de disciples, Yves Cosson inspire l’esprit de ce prix.

« Ce ne sont pas des paroles en l’air, tours de passe – passe, escamotages, élucubrations. J’ai pris le temps et il m’a pris, [il m’a appris à regarder et écouter]. Oui, j’ai usé mes yeux à syllaber les cieux. Je suis allé à la rencontre de l’invisible. J’ai fait reculer les frontières du réel. J’ai emprunté les passages secrets de l’imaginaire. Je ne délire pas. J’explore scrupuleusement les contrées situées au-delà du miroir. Et les images de ce monde qui passe se fondent dans le kaléidoscope de la mémoire. »

Est-ce à dire que notre petit groupe, que j’ai mission de coordonner, possède la clairvoyance surhumaine qui permet de proclamer : voici LA poésie bonne, la vraie, l’unique, la seule digne de la couronne ? La réponse est non, bien sûr.

Attentifs à toute forme de poésie, nous aimons lire et entendre tous les poètes. Nos bibliothèques sont ouvertes. Mais pour le prix il faut choisir, c’est à dire élire, et donc mettre de côté. Alors comment faire ?

Au moment de choisir, nous cherchons, entre nous, quel sens donner à notre choix. Une année, ce fut : distinguer une œuvre écrite à deux voix ; une autre : signaler un éditeur et poète, infatigable animateur des rencontres : plus tard, le prix accompagna, pour la soutenir, une jeune œuvre déjà affirmée ; et puis ensuite, ce fut la reconnaissance d’une œuvre accomplie.

Tel est, modestement, le sens que nous voulons donner au prix Yves Cosson.

Cette année, il revient à l’œuvre de Jean Lavoué, pour une œuvre empreinte d’humanisme concret, enraciné dans la nature que le poète arpente pour y nourrir son inspiration.

Henri Copin


Prix Yves Cosson de poésie 2018

Jeudi 17 mai 2018 à 18h00

Hôtel du Département – Quai Ceineray – 44000 Nantes

A l’invitation de Philippe Grosvalet, Président du conseil départemental de Loire-Atlantique, Noëlle Ménard, Chancelier, et les membres de l’Académie littéraire de Bretagne et des Pays de la Loire ont procédé à la remise des Prix littéraires 2018.

Le Prix Yves Cosson de poésie a été décerné à Luce Guilbaud pour l’ensemble de son œuvre.

Née à Jard-sur-Mer en Vendée en 1941, Luce Guilbaud a vécu en Guyane avant d’exercer son activité d’enseignante (CAPES d’arts plastiques et agrégation) dans le Loiret, près de Montargis. Revenue en 2002 dans le sud de la Vendée, elle se consacre à l’écriture, à la peinture et à la gravure. Elle a publié son premier recueil de poèmes La mutation des racines en 1975. En 2016, une exposition de ses œuvres plastiques et de ses livres d’artiste, intitulée Le Sillage éveillé, a eu lieu à la maison Julien Gracq de Saint-Florent le Vieil.

  • Publications récentes :
    • Livres
      • Mère ou l’autre, Tarabuste, 2014.
      • Vent de leur nom, Henry, 2015.
      • Dans mes filets, Ficelle, Rougier, février 2016.
    • Ouvrages écrits et illustrés
      • Renouées (Amandine Marembert et Luce Guilbaud), Les éditions du petit pois, 2014.
      • Le Sourire du scarabée, La renarde rouge, 2014.
      • Aux quatre orients le fleuve, Vagamundo, 2015.
    • Ouvrages illustrés
      • Yves-Jacques Bouin,Elle ne passe jamais bien loin, Mazette, 2010.
      • Danielle Terrien,Traces vertes, Rougier, Ficelle, 2010.
      • Cécile Oumhani,Cités d’oiseaux, La lune bleue, 2011.
  • Laisse de mer

 » La mer lève un peu ses secrets
met à nu ses dentelles effrangées
dévoile ses débâcles à cru
os de petite sirène nacrés de perles
et
les jupes de ma grand-mère
en lambeaux de sel
et
cris cohortes carapaces creuses
âmes vidées aux corps morts enchaînées
sur le rivage dévêtu/ la laisse de soif
promesses abandonnées
pauvres trésors des trépasséset toi allant par bris de coquillages
vers d’autres marées. »


  • Prix 2017 attribué à :
    • Cécile GUIVAR’CH
  • Poètes en pré-sélection :

    • Nicole LAURENT-CATRICE
    • Luce GUILBAUD
    • Cécile GUIVAR’CH